Manie raisonnante

Définition et enjeux

Dr Campagne Traité de la manie raisonnante (1869)

Pour lui, la manie n'affecte pas moins de vingt-trois formes simples, primitives, parmi lesquelles nous voyons la manie tranquille, la manie raisonnante, la manie astucieuse, malicieuse, et la manie tracassière. C'est dans ces quatre types de folie que nous trouvons les véritables symptômes de la maladie qui nous occupe. Il s'attache à séparer la manie sans délire de la manie raisonnante, mais son diagnostic différentiel ne repose que sur l'intensité de l'exaltation.
Source : Gallica

Dr Campagne Traité de la manie raisonnante (1869)

En résumé, la manie raisonnante, envisagée sous divers points de vue, reçoit des qualifications différentes : l'examine-t-on dans ses principales manifestations, c'est une maladie du caractère égoïste ; fait-on attention à la nature de ces manifestations, c'est une maladie fonctionnelle ; la regarde-t-on dans ses virtualités, c'est une sorte de diathèse; cherche-t-on à découvrir sa source, son origine, c'est une dégénérescence ; la voit-on enfin dans ses résultats, c'est une monstruosité morale.
Source : Gallica

Dr Campagne Traité de la manie raisonnante (1869)

Néanmoins nous pouvons affirmer, sans crainte de nous tromper, que, dans la sphère où elle vient d'être circonscrite, la manie raisonnante est incontestablement une affection morbide digne, sous tous les rapports, des réflexions du clinicien, du médecin légiste et même du magistrat; on chercherait peut-être en vain dans les cadres de la pathologie mentale un sujet plus pratique et en même temps plus ardu que le nôtre.
Source : Gallica

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