Pierre Frondaie, La femme de Iakof (1939)
“ Être à Renaud, coûte que coûte !... Leurs deux conduites s'affrontèrent, celle de l'homme, celle de la femme : la plus humaine l'emporta. Ce serait avilir leur liaison — d'une essence si pure qu'elle reste incorruptible — qu'en préciser les manigances, quand elle glissa, fatalement, de l'idéal dans le réel. Elle ne fit que suivre sa pente, de l'ordonnance de l'esprit aux désordres furieux de la chair, où s'épuise la nostalgie des cœurs en proie à l'infini. Les caresses de ces amants, en suspens depuis l'enfance, ne furent à la fin que la manne de leurs belles âmes tourmentées. ”
