Pierre Frondaie, La femme de Iakof (1939)
“ Dans sa honte, dans sa rancœur, son amour pour Astrel sombrant, Mme Karoly trouverait un mari zélé, plein de tact et d'affection. Il se pencherait sur son âme avec des soins doux, infinis... « Dis-moi ta peine, mon enfant !... » Frédérique, vaincue, penserait : « Au moins, celui-là est fidèle... » Puis, ils feraient un grand voyage... Iakof dit les choses autrement à Mlle Gothland, cherchant, en cette tête aux abois, les points qu'il jugeait les plus faibles, ne voulant que souffler sa haine : — Aucune vengeance plus complète que de tuer l'amant d'une femme en lui salissant son amour. ”
