Résumé

Pierre Frondaie L'eau du Nil (Édition definitive… (1935)

C'est le chagrin qui l'aura tué, expliqua sir Basil. Il y a longtemps qu'il ne veut plus vivre. A cela, personne ne peut rien.
Maintenant, Pierre Levannier ne savait plus où il était. Sa cabine avait disparu.
Il apercevait, près d'une fontaine, une toute petite fille; il voyait se dresser de grandes pyramides d'or et des palmiers et l'enfant devenir une femme et la fontaine disparaître au fond d'un temple, et, sous des colonnes géantes, la petite fille resurgir avec une robe à guimpe et, soudain, tout s'évanouir.
Source : Gallica

Pierre Frondaie L'eau du Nil (Édition definitive… (1935)

Mme Wirsoq ressemblait à Gœthe : il lui suffisait d 'écrire son tourment pour cesser de le ressentir. Sitôt qu'elle eut expédié quelques fables à son mari, elle l'oublia. Jamais cerveau ne fut plus libre pour jouir de la Haute-Égypte et du bonheur d'en jouir à deux. Un soir, vers huit heures, elle s'en alla en compagnie de Levannier. Tandis qu'elle dormait dans sa cabine des wagons-lits, il goûta, dans la sienne, la sensation de s'enfoncer vers ces régions illustres où les morts ont tant d'importance.
Source : Gallica

Pierre Frondaie L'eau du Nil (Édition definitive… (1935)

Elles fleurissent sous les eucalyptus, les filaos, les palmiers doum. Leur odeur, sous ces abris, ne peut se disperser. Elle est pesante et semble l'effluve même des aromates, obtenus par des macérations. C'est plutôt un embaumement qu'une haleine florale et vivante. Une allée fait le tour de cette cassolette; à l'ouest, le Nil coule avec étroitesse : il semble qu'on va toucher les dunes... Pierre ne pouvait se lasser de les regarder. Toujours l' idée lui revenait que, derrière cette bordure, c'était le désert jusqu'aux oasis de l'Atlantique et la Sénégambie.
Source : Gallica

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