Syrien

Définition et enjeux

Pierre La Mazière,  Partant pour la Syrie (1926)

“ L’Euphrate aura fait un don inappréciable à la Syrie et, de surcroît, il aura supprimé sur une vaste étendue du territoire une cause de trouble.
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Comme l’Égyptien, davantage encore, le Syrien est âpre au gain. S’il aime jusqu’à l’excès, jusqu’à la manie la politique, l’intrigue, l’agitation, c’est, en partie, parce qu’il est oisif et pauvre. Que son pays, irrigué par le grand fleuve, prenne l’aspect du Delta, le Syrien comblé des dons de la fortune oubliera bientôt les rêves dans lesquels il se complaît, qui l’énervent, l’irritent et le stérilisent.
”
Source : Gutenberg

Portrait de David-Léon Cahun David-Léon Cahun,  Les aventures du capitaine Magon (1891)

“ Est-ce qu’un Syrien de Tsoba ne vaut pas les gens de ta nation ?
— Des Syriens, s’écria Bicri ! Qu’est-ce que des Syriens ? Nous avons battu ceux de Tsoba et ceux de Damas, et notre roi les a faits ses esclaves. Quels hommes êtes-vous ? Des puces, des chiens crevés.
— Parle-nous, dit Chamaï, des Philistins de Gaza et d’Askalon, ou des Iduméens du sud : encore que nous les ayons vaincus et assujettis, ce sont des guerriers et des hommes forts. Mais des Syriens ! J’avais pour coutume d’en enfiler une douzaine dans ma lance et de les emporter sur mon épaule.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Louis Bertrand Louis Bertrand,  Les Élites orientales - Juifs et Chrétiens

“ Tel qu’il est présentement, — avec son intelligence, sa culture, sa fièvre de labeur et d’ambition, — le Syrien de l’élite est peut-être le plus brillant représentant, en tout cas, l’une des meilleures forces de l’Orient moderne. L’attachement qu’il professe pour notre pays achève de nous le rendre sympathique. Oui, en Syrie, on aime la France, et cela du haut en bas de l’échelle, dans toutes les classes de la population chrétienne. ”
Source : Wikisource

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