Georges de Salverte,
La Syrie avant 1860, par Georges de Salverte…
(1861)
“ Il annonce de loin, au voyageur qui traverse péniblement les sables du désert, la présence de celle charmante oasis, où les inondations périodiques du Nil ont fertilisé des ruines et transformé en un délicieux jardin les temples, les maisons, les portes de la ville. L'Héliopolis de Syrie, au milieu d'une plaine autrefois féconde, aujourd'hui changée en désert, se détache sur les flancs noirâtres de l'Anti-Liban : ses colonnes hautes de soixante-dix pieds, ses portes inébranlables, ses murs épais, semblent défier les bouleversements de la nature aussi bien que les outrages des hommes. ”
