Résumé

Ernest Louet Expédition de Syrie. Beyrouth, Le Liban… (1862)

Vers onze heures, la tête de colonne franchit le sommet de la chaîne qui, descendant du Liban vers la mer, forme le premier obstacle entre Beyrouth et Deïr-el-Kamar. Sur l'autre versant, la pente est si rapide qu'il y a un danger réel pour le passage d'une armée. A certains endroits, le chemin n'est qu'un sillon creusé dans le flanc de la montagne, une marge au bord d'un précipice tellement à pic, que les hommes ne peuvent passer qu'un à un ; les quelques cavaliers sont obligés de descendre pour guider leurs chevaux en les tenant par la bride.
Source : Gallica

Ernest Louet Expédition de Syrie. Beyrouth, Le Liban… (1862)

Beyrouth, la tête appuyée sur la montagne, semble couchée sur le rivage comme une sultane, et baigner éternellement ses pieds dans la mer. A droite et à gauche on aperçoit les divers pavillons des consulats d'Europe, des dômes, des minarets; plus haut une grande construction carrée, qu'on prendrait pour le sérail, et qui n'est que la caserne turque. Autour de la ville des arceaux à ogives , des maisons arabes se dressent au milieu de buissons d'arbres et de verdure, entre des palmiers, des mûriers , des orangers et des cactus aux proportions gigantesques.
Source : Gallica

Ernest Louet Expédition de Syrie. Beyrouth, Le Liban… (1862)

Les chrétiens qui nous suivent ajoutent encore à l'émotion qui nous saisit : des mères, des femmes reconnaissent le cadavre d'un des leurs, se jettent dessus en poussant des cris déchirants et couvrent de baisers ces restes chéris que les vers leur disputent déjà.
C'est un spectacle navrant: le général de Beaufort en est vivement affecté; il exprime à plusieurs reprises son indignation contre le gouvernement qui depuis trois mois n'a pas même pris soin de faire enterrer toutes ces victimes d'un massacre dont l'Europe et l'humanité ont le droit de demander compte à la Turquie.
Source : Gallica

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