Résumé

Richard Edwards La Syrie 1840-1862, histoire, politique… (1862)

Les poëtes turcs disent de la Syrie, dans sa plus large étendue, « c'est le parfum du paradis, un jardin que Dieu a tracé pour le premier homme, une contrée bénie, où chaque montagne porte l'hiver sur sa tête, le printemps sur ses épaules, l'automne dans son sein, tandis que l'été dort nonchalamment à ses pieds. »
La Syrie, il est vrai, n'est pas partout aussi belle ni aussi féconde ; elle présente bien des contrastes : une mer houleuse sur ses plages, de Saïda à Jaffa, le désert sur sa frontière orientale, et l'àpre Judée à l'une de ses extrémités. La campagne de Damas sert
Source : Gallica

Richard Edwards La Syrie 1840-1862, histoire, politique… (1862)

Nous ne nous sommes jamais fait illusion sur le but des modernes croisades entreprises contre l'empire ottoman. Tous les moyens ont été bons pour mettre le gouvernement du sultan au ban de l'humanité et de la civilisation. Si l'on écoute surtout les champions de la Russie, la première chose à faire et la plus facile de toutes, ce serait un démembrement de la Turquie. Ils dédaignent même d'assurer un sort aux musulmans. Le plus simple serait, apparemment, de les noyer tous dans la mer ou de les envoyer mourir de faim dans les déserts brûlants de l'Arabie.
Source : Gallica

Richard Edwards La Syrie 1840-1862, histoire, politique… (1862)

« Les Druzes ne jurent jamais par Dieu.
«Si vous forcez un Druze à vous dire quel livre religieux il admet, il vous dira que c'est le Coran si ceux qui le dominent sont musulmans, et l'Évangile si ses maîtres sont chrétiens.
« Hamzé, le premier de leurs prophètes, dit : Je suis la première des créatures de Dieu, je suis sa voie et son pont; j'ai la science par son ordre, je suis la tour et la maison bâtie; je suis le maître de la mort et de la résurrection; je suis celui qui donnera le triomphe au dernier jour, je suis le chef du sacerdoce, le maître de la grâce. »
Source : Gallica

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