Résumé

Politique extérieure. Affaires de Syrie… (1846)

En 1840, toute la Syrie était en fermentation ; la Montagne plus agitée encore: Ibrahim, faisant face au danger avec son énergie ordinaire, ordonna au grand-prince d'opérer le désannement général de ses sujets. C'était un moment décisif pour celui-ci; il ne sot ni franchement résister ni franchement obéir ; il fit assembler les chefs autour de sa résidence de Deïr-el-Kamar, et prêt à les désarmer ou à se mettre à leur tête, il envoya faire à Ibrahim des représentations qu'il espérait prolonger jusqu'à ce que l'évenement vint lui dicter sa conduite.
Source : Gallica

Politique extérieure. Affaires de Syrie… (1846)

Aujourd'hui ils doivent se pénétrer de cette conviction, c'est que si aucun gouvernement européen ne doit traiter les affaires de la Montagne au profit de la Turquie, aucun non plus ne peut les faire entrer dans son système oriental. Le Liban est un point indépendant et isolé qu'il faut considérer en lui-même et pour lui-même; le Liban, en un mot, c'est la Suisse de l'Orient, tout le secret de la situation est là.
Source : Gallica

Politique extérieure. Affaires de Syrie… (1846)

Les Anglais, qui ne se laissent jamais emporter comme nous par de généreux enthousiasmes, virent mieux la réalité. Ils eurent raison quand ils affirmèrent que le pouvoir de Méhémet en Syrie reposait sur les bases les plus fragiles. Ce qui contribuait à prolonger nôtre erreur, c'est qu'en effet les premières années de la domination égyptienne avaient été heureuses et brillantes. La main vigoureuse d'Ibrahim avait fait succéder comme par enchantement l'ordre et la sécurité à l'anarchie et à la confusion qui caractérisent partout l'administration turque.
Source : Gallica

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