Deir el-Kamar

Définition et enjeux

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine,  Voyage en Orient (1913-1914)

“ Deïr-el-Kamar est la capitale de l'émir Beschir et des Druses ; la ville renferme une population de dix à douze mille âmes. Mais, excepté un ancien édifice orné de sculptures mauresques et de hauts balcons tout à fait semblables aux restes d'un de nos châteaux du moyen âge, Deïr-el-Kamar n'a rien d'une ville, encore moins d'une capitale; cela ressemble parfaitement à une bourgade de Savoie ou d'Auvergne, à un gros village d'une province éloignée en France. ”
Source : Gallica

Collectif,  Revue des Deux Mondes

“ Selon les uns, sous un oranger ; selon d’autres, au pied d’un mur. Et d’ailleurs, peu leur chaut cette reine imaginaire du Liban : ils n’aiment que la politique.
L’après-midi et tout le soir, c’est dans ma chambre une vraie place publique. Tous les notables de Deïr-el-Kamar et des environs, j’imagine, me font l’honneur de s’assembler autour de mon lit. À tous instants, il en arrive de nouveaux. Ils me prodiguent les politesses de l’Orient.
”
Source : Wikisource

Abbé Jobin,  La Syrie en 1860 et 1861. Lettres et documents formant une histoire complète et suivie de massacres du Liban et de Damas… (1862)

“ Les Turcs et les Druses savaient bien ce qu'ils faisaient en visant à la destruction de Deir-el-Kamar et à l'anéantissement de sa population. Cette ville, dont l'importance s'était considérablement accrue, était devenue la capitale des Maronites du Liban. C'était le grand marché de la montagne, où tout le monde venait s'approvisionner. Deir-el-Kamar avait acquis une importance commerciale qui dépassait celle de Beyrouth. Le tissage des étoffes de soie, dont les métiers ingénieusement compliqués se comptaient par centaines, rivalisait déjà avec Damas, la cité célèbre par ses étoffes. ”
Source : Gallica

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