Le P. Cogniard

Résumé

Le P. Cogniard L'Orient à vol d'oiseau (1902)

A Smyrne, deux Mékhitaristes de la congrégation du révérend voyageur, viendront le prendre à bord avec leur Kawas.
Lentement le navire contourne la pointe du Sérail; j'admire une dernière fois ces horizons qui s'enfuient, les coupoles, les tours, les jardins, la verdure, les colonnes du Sérail ; et bientôt prenant sa course, le vapeur sillonne la mer de Marmara.
Non loin de nous se montre Cyzique, à cheval sur l'isthme bas et sablonneux, qui unit sa presqu'île au continent; son port est ensablé ; il n'en reste que des ruines couvertes de végétation.
Source : Gallica

Le P. Cogniard L'Orient à vol d'oiseau (1902)

Minarets, légères coupoles, élégantes constructions modernes du port et de la ville, voilà ce qui d'abord enchante les yeux. Certains édifices, comme la banque ottomane, la Mission catholique, avec sa gracieuse coupole surmontée de la croix, et sa tour, où l'on peut voir l'heure de très loin, resplendissent au-dessus des autres. Contemplez à loisir, tandis que l'on attend la pratique nécessaire pour débarquer au quai, et que les embarcations s'approchent pour se disputer les passagers et les bagages : tout à l'heure l'enchantement disparaîtra, mais pour faire place à un autre genre d'intérêt.
Source : Gallica

Le P. Cogniard L'Orient à vol d'oiseau (1902)

Tout autour, des arceaux à l'ogive étranglée s'ouvrent sur ce jardin. D'éblouissantes soieries revêtent les divans, élevés aux extrémités, sur des estrades de marbre, sous de hautes et pittoresques voûtes. — Les arabesques courent çà et là, au milieu des roses, en déroulant leurs élégants festons sur les murs de pierre. C'est frais, ravissant, enchanteur. C'est au milieu de ces splendeurs que la Providence plaça le berceau de saint Jean Damascène, le Thomas d'Aquin de l'Orient, le plus beau joyau de la couronne dont Damas est fière de parer son front (1) .
Source : Gallica

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