Victor Baudot,
Au pays des turbans : Grèce, Syrie…
(1896)
“ Nous traversons le lit desséché du Céphise ; un instant nous disparaissons au milieu des ombres du bois sacré. Peu à peu ce rideau de verdure s'entr'ouvre ; de majestueuses ruines surgissent de toutes parts; une colline abrupte, sorte de promontoire jeté entre deux vallées, sert de piédestal à ces merveilles de marbre. Portiques, frontons, colonnades, s'étagent et s'entassent sur ce poétique sommet. C'est la ville des sanctuaires ; c'est la ville des dieux, avant-courrière de la ville des hommes : c'est l'Acropole (i) ! Encore quelques minutes, et le train s'arrête : nous sommes à Athènes. ”
