“ La contrée qui environne le lac de Génésareth est d’une beauté et d’une fécondité admirables. Il n’y a point de plantes qu’elle ne puisse produire. On y voit beaucoup de noyers, arbres qui se plaisent dans les climats froids ; les palmiers, qui ont besoin de la plus grande chaleur, les oliviers et les figuiers, qui veulent un climat doux et tempéré, y trouvent également ce qui leur convient. Ainsi la nature, dans sa prédilection pour ce beau pays, prend plaisir à y réunir les productions les plus opposées. ”
Lac de Génésareth
Définition et enjeux
Citations sur “Lac de Génésareth”
Comtesse de Ségur,
Évangile d’une grand’mère
(1865)
“ Où était le lac de Génésareth ? Grand’mère. Le lac de Génésareth est le même que la mer de Tibériade. Génésareth était, comme Tibériade, une ville bâtie sur les bords de la mer de Galilée, et qui lui donnait son nom. ”
Alfred Jacobs, Voyage en Asie et en Afrique, d'après les récits des derniers voyageurs (1855)
“ Les rives septentrionales du lac de Tibériade sont cultivées comme celles qui conduisent à Nazareth; de hautes montagnes les dominent, des cours d'eau arrosent le sol et le fertilisent; du côté de l'orient s'élèvent aussi des montagnes, mais plus ardues et plus arides. Le lac de Génésareth, au milieu de tous ces sommets volcaniques, ressemble à un large cratère ; de loin en loin des avalanches de pierres noires couvrent les flancs des montagnes, et témoignent que cette terre fut jadis agitée par les bouleversements de la nature. ”
Duray, La Terre Sainte illustrée de 60 sujets à 2 teintes… (1861)
“ L'eau du lac de Génésareth, dit Josèphe l'historien, est très-bonne à boire, et très-facile à puiser, parce qu'il n'y a sur son rivage qu'un gravier fort doux. Elle est si froide, qu'elle ne perd pas même sa fraîcheur, lorsque ceux du pays, selon leur coutume, la mettent au soleil pour l'échauffer durant les plus grandes chaleurs de l'été. ”
Chalbrand, Les Français en Égypte, ou Souvenirs des campagnes d'Égypte et de Syrie… (1874)
“ Bientôt nous découvrîmes le lac de Génésareth, ou mer de Galilée, appelée aussi lac de Tibériade, et par les Arabes lac de Tabarieh. Nous arrivâmes enfin au pont de Jacob, où nous fîmes halte pour nous reposer et nous rafraîchir. Ici le Jourdain coule dans un lit très-resserré; on ne l'aperçoit que quand on est sur les collines qu'il sépare. La pente en est rapide, et ses bords, couverts en quelques endroits d'arbustes touffus, sont d'une approche difficile. Chacun de nous voulut se désaltérer à l'eau de ce fleuve, si célèbre par les miracles dont il a été témoin. ”
X. Beluze, Pérégrinations en Orient et en Occident… (1864)
“ Notre-Seigneur, dans cette même cité, dit à un paralytique : « Quittez votre lit et marchez ; » il y guérit l'homme qui avait la main desséchée. Je ne puis me séparer du lac de Génésareth; je le toise : il a quinze lieues de tour ; son bassin n'est pas régulier dans sa forme ; les montagnes ne descendent pas partout jusqu'à ses ondes : tantôt elles s'écartent à quelque distance du rivage, et laissent entre elles et ce lac une plaine basse, fertile et verte comme les plaines de Génésareth ”
“ TIBÉRIADE. (mer de) — Le lac ou mer de Tibëriade est ainsi appelé du nom de la grande ville que les Romains avaient bâtie sur ses bords. Il est appelé aussi lac de Génésareth, à cause de la plaine de Gennésar qu’il fertilise — et mer de Galilée, parce qu’il est situé dans la partie septentrionale de cette province. Ce lac a de cinq à six lieues de long, sur deux ou trois de large. Il est à 208 mètres au-dessous de la Méditerranée. Le Jourdain le traverse de part en part, du nord au sud. ”
X. Beluze, Pérégrinations en Orient et en Occident… (1864)
“ Une chaîne serrée de monts apparaît depuis le Liban jusqu'à Gelboé, illustrée par la touchante élégie de David sur la mort du vertueux Jonathas. Au bout du lac de Génésareth, vers le nord, les montagnes s'abaissent et laissent voir une plaine qui vient se perdre dans les flots ; et à l'extrémité de cette plaine apparaît une masse blanche d'écume, qui semble rouler d'assez haut : c'est le Jourdain qui se précipite dans le lac, qu'il traverse sans s'y mêler ; il en sort, tranquille et pur, pour aller se perdre dans la mer Morte, pour ne plus en sortir, mais pour y périr. ”
E. M., Les eaux de la terre (1854)
“ C'est une des plus jolies parties de tout le pays, couverte d'une belle verdure et arrosée par un courant d'eau qui sort d'un large bassin situé au milieu de la plaine. De belles et hardies montagnes l'enferment des deux côtés ; le soleil anime les pentes verdoyantes, ainsi que la plaine qui les termine, et l'on n'y aperçoit pas la moindre trace de culture. Le lac de Génésareth ou de Tibériade, appelé aussi la mer de Galilée (à cause du territoire qui environne ses bords, est et sud-ouest) , a environ 70 à 80 milles anglais de longueur et 5 ou 6 de largeur. ”
Eugène-Melchior de Vogüé,
Journées de voyage en Syrie
“ Nos tentes sont dressées là ; par une coupure qui s’infléchit au sud, une large échappée de vue nous permet d’apercevoir un coin de la mer de Génésareth. Le beau lac révéré dort tranquille entre ses bords escarpés, dans une vasque de rochers aux tons d’or bruni ; la nappe bleue enchante le regard, qui finit par s’altérer d’eau comme la gorge dans ces montagnes brûlées de Palestine. Comment faire comprendre à ceux qui n’ont jamais quitté nos pays, gâtés par la verdure, le charme et la bénédiction de l’eau en Orient ? ”
“ Elle est nette, propre, sans vase, toujours battue au même endroit par le léger mouvement des flots. De petits promontoires, couverts de lauriers-roses, de tamaris et de câpriers épineux, s’y dessinent ; à deux endroits surtout, à la sortie du Jourdain, près de Tarichée, et au bord de la plaine de Génésareth, il y a d’enivrants parterres, où les vagues viennent s’éteindre en des massifs de gazon et de fleurs. Le ruisseau d’Aïn-Tabiga fait un petit estuaire, plein de jolis coquillages. Des nuées d’oiseaux nageurs couvrent le lac. L’horizon est éblouissant de lumière. ”
Fulcran Vigouroux, Dictionnaire de la Bible - Vigouroux
“ Quoiqu’il n’y ait aucune chute, la pente du fleuve est très rapide. Élevé d’environ 2 mètres au-dessus du niveau de la Méditerranée, au Bahr-el~Hûléh, comme on vient de le voir, au Djisr Benat-Yakûb, « Pont des filles de Jacob, » il est à 13 mèlres au-dessous et au lac de Génésareth, à 208. Saunders, An Introduction to the Survey of Western Palestine, p. 144, 177. Au sud du Bahr el-Hûléh, le se ralentit et devient sinueuse jusqu’à ce qu’il entre, du côté de l’est, dans le lac rendu si célèbre par l’Évangile, le lac de Génésareth ou de Tibériade. ”
Dictionnaire apologétique de la foi catholique
“ Le lac de Génésareth lui semble particulièrement familier ; il connaît les villes qui sont sur ses bords, Capharnaiim, 11, 12 ; iv, 46 ; vi, 17, 24, Sg ; Tibériade, VI, a3 ; sa largeur, vi, ly (cf. Marc, vi, ^7 : ^ Matth.^ xiv, 24) ; la montagne qui le borde au nord-est, vi, 3. 15. ”
Johann Friedrich Röhr, La Judée au temps de Jésus-Christ… (1840)
“ Là était autrefois la belle ville de Cinnereth. Le Génésareth se nommait aussi mer de Tébériade, à cause de la ville, si connue du temps d'Hérode l'Ascalonite. Le lac, avait trois myriamètres de long sur un de large. Ses eaux Umpides, saines et poissonneuses, recevaient des hauteurs voisines plusieurs belles rivières, entre autres celle de Capharnaûm. Les vieux auteurs et les voyageurs modernes s'accordent à louer les agréments et la fertilité des environs de.ce lac. Tout ce qu'un doux climat peut produire, s'y trouvait. ”
La Voix de Jérusalem (1863)
“ Apres deux heures et demie de marche, dans une contrée bien boisée, nous arrivâmes au pied de la& célèbre montagne dont nous commençâmes l'ascension ;nous la gravîmes non sans peine, et quelques instants avant le lever du soleil, nous atteignîmes son sommet forme d'un plateau de douze cents mètres environ de circonference. Nous fûmes richement dédommages de nos fatigues; le soleil se leva toute sa splendeur et éclaira de ses rayons l'une dse plus magnifiques vues du monde. A nos pieds s'etends le lac Genésareth, limpide nappe d'eau bordée par dse montagnes qui s'y mirent ”
Tinco Martinus Lycklama à Nijeholt, Voyage en Russie, au Caucase et en Perse… (1872-1875)
“ Nous prîmes le large, nous dirigeant directement au ,nord, vers l'entrée du Jourdain, dont les eaux, jointes, il est vrai, à celles de moindres affluents, ont rempli cet immense réservoir de cinq lieues de long sur une largeur de deux : sa plus grande profondeur n'atteint pas cinquante mètres. C'est cette magnifique nappe d'eau douce, admirablement encadrée, et dont les flots répètent le doux nom du Sauveur et ceux de ses plus aimés disciples, que l'on appelle indifféremment le Lac de Génézareth, la Mer de Galilée, le Lac de Tibériade, en arabe, Bahr-Tabarièh. ”
Gabriel Charmes, Revue des Deux Mondes
“ Peu de contrées, en effet, possèdent autant de sources, autant de ruisseaux, que le pays de Génézareth ; seulement on laisse les eaux croupir dans des marais, se perdre sous terre ou s’écouler rapidement dans le lac, au lieu de les diriger et de s’en servir pour arroser les plaines qu’elles enrichiraient. ”
Jules Patenôtre,
Les Persans chez eux
“ D’innombrables essaims de poissons viennent régulièrement frayer ici et permettent aux pêcheurs du pays de renouveler presque chaque jour le miracle du lac de Genezareth La plupart de ces poissons, fumés et salés à la diable, iront s’entasser par monceaux dans les bazars de Bakou et de Shoumaka, où ils se vendent à vil prix. Poussés par une légère brise qui met à peine quelques rides à la surface du lac, nous pénétrons dans ce gigantesque vivier. D’épaisses touffes de joncs où s’agite tout un monde d’oiseaux fuient derrière nous comme autant d’îles flottantes. ”
Félix Bovet,
Voyage en Terre Sainte, par Félix Bovet…
(1862)
“ Elle est, comme le dit saint Matthieu d'après Ésaïé, vers le chemin de la mer 1. La grande route des caravanes qui se rendent de Damas et de Palmyre à la côte de la Méditerranée coupe, dans son extrémité septentrionale, le bassin du lac de Génézarelh. On peut s'imaginer quelle devait être la prospérité d'une contrée si privilégiée, et l'on ne s'étonnera pas trop de l'immense population qui paraît y avoir été accumulée, du temps de la domination des Romains. Lorsque Jésus, repoussé par ses concitoyens, quitta Nazareth et vint fixer son séjour près du lac de Tibériade. ”
Joseph-Étienne Guinard,
Les noms indiens de mon pays
“ Le lac Saint-Jean mesure 23 milles de longueur par 20 de largeur, ce qui lui donne une forme presque ronde. En 1926 on a remonté ses eaux de plusieurs pieds en construisant, à la sortie de ce lac, le gigantesque barrage de l’Île Maligne. On prenait cette mesure dans le but de créer un réservoir d’eau plus considérable. Mais il semble que ce fut une erreur, car le « lac plat » est redevenu, après 30 ans, le lac plat, c’est-à-dire peu profond. Des bans de sable, charroyés par les nombreuses rivières qui l’alimentent, ont rempli le lac à nouveau et il ne contient pas plus d’eau qu’autrefois. ”
C. Cailliatte, Les Sources du Nil et les dernières Explorations dans l’Afrique équatoriale…
“ Nous pensons qu’il peut s’être trompé sur le nombre et l’importance des tributaires du lac. La partie qu’il a laissée inexplorée, et où il ne place aucune rivière, est considérable : c’est d’abord l’est tout entier à partir de la pointe méridionale du triangle, trois degrés en étendue, puis le nord-est. Il sait cependant qu’entre le Nyanza-Victoria et l’Océan-Indien se trouve une chaîne de montagnes qui suit une ligne parallèle à la mer, et à laquelle appartiennent les monts Kilimandjaro et Kénia. ”
G. Bruno,
Le Tour de la France par deux enfants
“ Tout en bas, dans la plaine, s’étalait, à perte de vue, le grand lac de Genève, le plus beau de l’Europe, dominé de toutes parts par des montagnes blanches de neige. LE LAC DE GENÈVE, ou lac Léman, a 34 lieues de tour. Il est entouré par le Jura et par les Alpes. Dans sa partie sud, il touche à la France. À certains endroits sa profondeur est de 300 mètres. Il est parfois sujet, comme la mer, à des tempêtes redoutable. — Sur ses bords se trouve la ville suisse de Genève commerçante et industrielle, peuplée de 127.200 habitants. ”
E. Yemeniz, L’Agriculture et les Travaux publics en Grèce - Le Desséchement du lac Copaïs et le Chemin de fer…
“ Il faut écarter l’idée, séduisante au premier abord, d’utiliser les canaux souterrains ébauchés par la nature. La trop grande élévation de l’orifice au-dessus du niveau des basses eaux, l’exiguïté, l’irrégularité, la direction inconnue des fissures intérieures de la montagne, des frais exorbitans, un résultat incertain, s’opposent à l’exécution d’un tel projet. La seule opération réellement utile et praticable consiste à donner aux eaux du lac une issue spéciale par la voie la plus courte possible, à travers les rochers qui séparent le Copaïs de la mer. ”
“ C’est un lac de pâle verdure qui s’étend sur la gauche jusqu’au pied du massif du mont Gennaro. Au baisser du soleil, quand l’herbe fine et maigre de ce gigantesque pâturage est un peu échauffée par l’or du couchant et nuancée par les ombres portées des montagnes, le sentiment de la grandeur se révèle. Les petits accidents perdus dans ce cadre immense, les troupeaux et leurs chiens, seuls bergers qui, en de certaines parties du steppe, osent braver la malaria toute la journée, se dessinent et s’enlèvent en couleur avec une netteté comparable à celle des objets lointains sur la mer. ”
Amélie Fliche, Le pays des Magyars ouvrage : voyage en Hongrie (1893)
“ Un superbe amphithéâtre de pics l'entoure : le Gerlsdorf, le Krivan, les blocs géants de la Bastei et du Szolyiszko forment un cercle de dix-neuf kilomètres. Du haut d'un des grands murs de granit qui l'enclosent, le lac est ravissant. Quoiqu'il ait une profondeur de soixante à soixante-dix pieds, il n'a aucun affluent apparent. L'eau en est si limpide qu'on croit n'avoir qu'à plonger la main pour ramasser les cailloux semés sous ses flots. On ne reste pas longtemps près de ses rives sans qu'un aigle royal ne fende le ciel et ne reflète sa majestueuse image dans ce miroir transparent. ”
Ernest Duvergier de Hauranne,
Revue des Deux Mondes
“ Quelquefois deux îles encadrent le tableau de leur verdure sombre, et entre deux, sur l’onde unie, le regard fuit au loin vers des cimes bleues, déjà vêtues de l’ombre du soir. Un peu plus loin, le lac s’ouvre ; les collines adoucissent leurs replis sinueux. Les maisons de campagne se multiplient sur la rive ; de petites barques pleines de monde sortent des criques ombreuses et nous entourent avec des cris de joie. Enfin un riant village apparaît groupé autour d’un grand édifice, l’hôtel Byron de cet autre lac de Genève. ”
Onésime Reclus,
France, Algérie et colonies
“ Quand, marchant toujours vers l’ouest, on a quitté le bassin du Chéliff des Landes, on arrive sur un nouveau lac salé de 165 000 hectares, le Chott Oriental, long de 150 kilomètres sur 10, 15 à 20 de large, à 1 000 mètres d’altitude. C’est encore un bien triste « lac » que ce champ du mirage, les oueds de montagne et de plateau que la pente lui destine ayant rarement la force de l’atteindre ; des falaises basses, des dunes sans gazon, sans arbres, sans culture, contemplent ses flaques, ses bourbiers, ses argiles sèches, ses lits de sel, ses cristaux de gypse ”
Arthur Buies,
Le Saguenay et la vallée du lac St…
“ Le même phénomène qui se produit aux environs de la mer se manifeste ici ; il y a comme une espèce de sensation magnétique qui avertit de la proximité d’une grande masse d’eau sur laquelle les vents jouent en liberté ; l’air est plus pur, plus vivifiant, plus sonore ; il s’emplit de plus de vibrations, et l’âme en reçoit comme une impression d’éveil et d’accroissement de vitalité dont il est impossible de ne pas reconnaître la cause. Le lac Saint-Jean, du reste, a son influence et des effets qui lui sont propres. ”
Jules Leclercq, Promenades et escalades dans les Pyrénées… (1876)
“ Nous montons toujours , et déjà nous apercevons au loin les trois pitons du Vignemale drapés d' un manteau de neige éblouissant . Nous gravissons un dernier escarpement , du haut duquel le lac se découvre . Ce bassin désert , où la montagne épanche ses neiges et ses glaces , est encaissé dans un amphithéâtre de rochers dont les formes âpres et abruptes ont un caractère de sauvagerie indescriptible . Sur ses rives , tout fait silence . Le vent se tait , pas un oiseau ne chante , pas une feuille d' arbre ne tremble ! ”
L. de Launay, Revue des Deux Mondes
“ En aval de Génissiat, le fleuve peut, à la rigueur, être considéré comme navigable. Mais, au Nord, se trouvent les rapides et gouffres fameux de Bellegarde. Un projet, qui a suscité les controverses les plus vives et auquel le Conseil municipal de Paris a donné son assentiment, propose d’établir, à Génissiat, un barrage de 69 mètres de haut, développant, jusqu’à la frontière suisse, un lac de 35 hectares sur 23 kilomètres de long, avec échelle de cinq écluses successives permettant aux chalands de 400 tonnes de franchir l’obstacle. Un crédit de 200 millions a été prévu à cet effet. ”
