Chalbrand, Les Français en Égypte, ou Souvenirs des campagnes d'Égypte et de Syrie… (1865)
“ En un instant le Nil fut couvert de feu, et les lueurs de l'incendie se reflétaient sur les minarets du Caire et jusque sur les pyramides de Giseh. Des richesses immenses étaient entassées sur ces navires, et périrent ainsi, au grand regret de l'armée. De douze mille mameluks, trois mille seulement avec Mourad - Bey se retirèrent dans la haute Égypte; deux mille qui étaient restés pour défendre le Caire avec Ibrahim-Bey firent depuis leur retraite sur la Syrie ; sept mille périrent dans cette bataille, si fatale à cette brave milice, qui ne s'en releva jamais. ”
