Napoléon-Joseph Colbert, Traditions et souvenirs, ou Mémoires touchant le temps et la vie du général Auguste Colbert… (1863-1873)
“ Nil lui-même, le fleuve sacré, le fleuve béni, ce miracle éternel au milieu du désert, apparut à tous les yeux. « Le Nil ! voilà le Nil ! » crie-t-on de toutes parts ; on ne sent plus la fatigue ni la chaleur; on ne pense plus à l'ennemi, et tous, courant à l'envi, soldats, généraux, entrent tout habillés dans le fleuve, se plongent dans ses eaux, et, en un instant, oublient et les cruelles souffrances et les intolérables privations des jours précédents. Cependant les Mameluks, qui, le matin, avaient attaqué Desaix, reparaissaient. ”
