Résumé

Vertray L'armée française en Égypte, 1798-1801… (1883)

Peu avant le départ de Bonaparte, le colonel Boyer de la 18e demi-brigade, disait : « Bonaparte général de la république trouvera toujours un homme prêt à le suivre partout; mais, si je soupçonnais qu'il voulût jamais être un César, il trouverait en moi le premier Brutus qui lui plongerait un poignard dans le cœur. »
La campagne d'Italie nous avait sans doute enthousiasmés, et l'armée qui s'était illustrée sous les ordres de Bonaparte aimait son général en chef ; mais l'expédition d'Egypte avait quelque peu refroidi notre admiration.
Source : Gallica

Vertray L'armée française en Égypte, 1798-1801… (1883)

Il y a sur cette flotte des Russes qui ont en horreur ceux qui croient à l'unité de Dieu, parce que, selon leurs mensonges, ils croient qu'il y en a trois ; mais ils ne tarderont pas à voir que ce n'est pas le nombre des Dieux qui fait la force, et qu'il n'y en a qu'un seul, Père de la victoire, clément et miséricordieux, combattant toujours pour les bons, confondant les projets des méchants, et qui dans sa sagesse a décidé que je viendrais en Égypte pour en changer la face, et substituer à un régime dévastateur un régime d'ordre et de paix.
Source : Gallica

Vertray L'armée française en Égypte, 1798-1801… (1883)

Je me souviens qu'à l'instant où les préparatifs de débarquement se faisaient devant Alexandrie, on signala dans l'éloignement, au vent, une voile de guerre : c'était la Justice! Je m'écriai: Fortune ! m'abandonneras-tu? quoi ! seulement cinq jours! Dans ces cinq jours, l'escadre devait se trouver à l'abri des forces des Anglais, quel que fût leur nombre. Ce n'est que lorsque la fortune voit que toutes ses faveurs sont inutiles, qu'elle abandonne notre flotte à son destin.
Source : Gallica

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