Georges Legrain,
Aux pays de Napoléon : l'Égypte
(1913)
“ N'osant plus se moquer des savants, depuis qu'au plus fort du combat ils ont vu Monge et Berthollet servir comme de simples soldats, ils plaisantent volontiers de l'existence du Caire. Cette capitale, chantée comme la merveille de l'Egypte, ne peut être qu'un amas de gourbis, pareils à ceux des misérables villages qui s'échelonnent le long du Nil. Ils les connaissent bien maintenant: Mahellet-Sà, Châbour, Koum-Cherik, Alqâm, Abou-Nochâbeh, qu'ils ont plus ou moins pillés, malgré les ordres sévères du général en chef. Pas de vivres, pas de femmes, pas d'or, rien! Le mécontentement va crescendo. ”
