François de Reynier

Définition et enjeux

Charles François Le journal d'un officier français ou Les cahiers du capitaine François… (1913)

Le général Reynier, pour répondre à leur impatience, ordonne le départ; mais les soldats, couchés sur le sable, n'ayant plus la force de se tenir debout, essayent en vain de se lever. Le général cherche à ranimer leur courage et leurs espérances ; ils ne l'entendent point ; ils veulent expirer au lieu même où ils sont couchés. Le désert va-t-il engloutir tant de Français !.
Ce lieu est peu éloigné de la mer : le général, ne sachant plus que devenir, a l'heureuse idée de creuser dans le sable : il trouve de l'eau. Aussitôt chaque soldat reprend de nouvelles forces
Source : Gallica

Charles François Le journal d'un officier français ou Les cahiers du capitaine François… (1913)

Nous reprenons l'offensive; nous nous jetons sur l'ennemi, et en quelques minutes nous tuons plus de trois cents mamelucks, et nous en mettons autant hors de combat. Le général Kléber, échappé ainsi que nous à ce danger, rejoint la division Reynier, et nous nous dirigeons vers Salahief. Notre marche est très fatigante. Un vent brûlant asphyxie plusieurs soldats; une poussière fine en aveugle beaucoup d'autres.
Source : Gallica

Charles François Le journal d'un officier français ou Les cahiers du capitaine François… (1913)

Tout étourdi encore de la scène de la nuit, ce malheureux ne peut se défendre; il me demande la vie, je la lui accorde (je commence à comprendre l'arabe) ; il descend de cheval et me remet ses armes, consistant en une espingole, une paire de pistolets garnis en argent, deux poignards et son sabre, vrai damas, dont le fourreau était en argent doré. Rentré au camp, je conduis mon prisonnier au général Reynier; il demande à servir dans nos rangs; le général le lui promet, et aussitôt, en pleurant, il m'offre sa
ceinture pleine d'or que je refuse
Source : Gallica

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