Résumé

Paul Féval Les Compagnons du trésor

Irène souriait tristement.
— À quoi me servirait tout cet or ? murmura-t-elle. Mon cœur s’est trompé. J’ai méprisé celui qui m’aimait... et que j’aimais peut-être...
— Aimer ! aimer !... s’écria Vincent, qui haussa les épaules. La belle affaire !
Mais il s’interrompit et reprit aussitôt :
— Tu as raison ! Il faut aimer Reynier. C’est un bon garçon. Moi aussi, j’ai aimé. Mais l’amour meurt, il n’en reste rien que des larmes. L’or est immortel. Écoute. Une femme ne peut pas résister à un démon. Cet homme qui t’a mis un bandeau sur le cœur, c’est le démon de l’or.
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Paul Féval Les Compagnons du trésor

Il vivait en dehors de lui-même et la pensée de l’or le pénétrait comme une autre âme.
Le vieillard semblait jouir de ce spectacle et pensait tout haut :
— C’est le magnétisme, c’est la sorcellerie de l’or !
— Sais-tu que tu étais un beau mâle ? ajouta-t-il, parlant déjà au passé comme s’il eût été en face d’un défunt. Quel âge as-tu ? Je te guettais. Quand j’ai vu que tu n’aimais ni les jeux, ni la table, ni les femmes, je me suis dit tout de suite ; il se souvient ! Or, je t’avais commandé d’oublier : tu m’as désobéi !
— Pour combien de millions y a-t-il de diamants ? balbutia Vincent.
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Paul Féval Les Compagnons du trésor

Je n’ai ni passion illicite ni ambition prohibée. Autour de moi le succès grandit, supérieur peut-être au talent que Dieu m’a donné. Je suis sûr de te laisser ce qu’on nomme « une belle existence, » et mon cœur ne désire rien en dehors de cela. Mais il y a autre chose que le cœur. Une fièvre s’est emparée de ma tête. Un jour que j’allais au hasard, je me suis heurté contre une énigme... J’en dis trop. Ne répète jamais cela. Il y va de la vie !
— De votre vie à vous ? s’écria Irène effrayée.
— De notre vie à tous ! répondit Vincent, dont le regard inquiet interrogea les alentours.
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