Paul Féval, Les Compagnons du trésor
“ Irène souriait tristement. — À quoi me servirait tout cet or ? murmura-t-elle. Mon cœur s’est trompé. J’ai méprisé celui qui m’aimait... et que j’aimais peut-être... — Aimer ! aimer !... s’écria Vincent, qui haussa les épaules. La belle affaire ! Mais il s’interrompit et reprit aussitôt : — Tu as raison ! Il faut aimer Reynier. C’est un bon garçon. Moi aussi, j’ai aimé. Mais l’amour meurt, il n’en reste rien que des larmes. L’or est immortel. Écoute. Une femme ne peut pas résister à un démon. Cet homme qui t’a mis un bandeau sur le cœur, c’est le démon de l’or. ”
