Paul Féval

Résumé

Paul Féval Maman Léo

Les morts ne connaissent plus la haine, laisse la haine, songe à l'amour, sauve Maurice!
«Pour le sauver, il n'y a qu'un moyen, l'évasion, la fuite sans espoir de retour, le changement de nom et la vie cachée loin, bien loin au-delà de la mer.
«Pour ouvrir toute grille, l'argent est une clef magique; tu es riche, tu peux répandre l'or à pleines mains, tu ne saurais acheter trop cher ton bonheur.
«Adieu, Valentine, j'ai tenu ma plume tant que j'ai pu. Ceci est la dernière ligne que ma main tracera. Si tu m'aimes, ne me venge pas et sois heureuse!»
Source : Gutenberg

Paul Féval Maman Léo

Il n'y a qu'un vivant dont l'existence chancelle en équilibre au bord d'un abîme, il n'y a que Maurice, mon dernier espoir, le premier, le seul amour de ma jeunesse, mon fiancé, mon mari, sur la tête de qui le même glaive meurtrier est suspendu par le même fil! Je suis Corse, c'est vrai, et toutes les fibres de mon être tressaillent à la pensée de punir les bourreaux de ma famille, mais je suis femme, je suis femme surtout, mais j'aime jusqu'à l'idolâtrie, et ce qui semble en moi démence, c'est la vérité même, la lumière faite par l'amour!
Source : Gutenberg

Paul Féval Maman Léo

C'est une si vieille amitié que la nôtre! et il avait pour toi une tendresse si paternelle! Mon enfant, ah! mon enfant, il y a en ce moment un saint qui se prépare à monter au ciel; nous allons perdre l'excellent colonel Bozzo. Il est couché sur son lit d'agonie; jamais, entends-tu, jamais il ne se relèvera!
La main de Valentine, froide comme glace, serra les bras tremblants de la marquise, mais elle ne prononça pas une parole.
—Sans doute, fit cette dernière, je ne t'accuse pas, ma fille; tu n'as qu'une pensée; il n'y a plus de place dans ton cœur pour les peines de ceux qui t'entourent.
Source : Gutenberg

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