Prison de la Force

Définition et enjeux

Albert Laurent Les prisons du vieux Paris : illustré de cinquante-cinq gravures

Sous la Terreur, la Force ne reçut que des prisonniers politiques, qui furent soumis à tous les caprices des geôliers, maîtres tout-puissants, appliquant suivant leur bon plaisir les peines et les mesures de rigueur. Ils avaient dressé des chiens monstrueux ; on leur faisait flairer les détenus, qui désormais étaient surveillés de près par ces féroces gardiens et ne pouvaient pas s'échapper.
Avant d'être écroués dans la prison la plupart des détenus passaient par la souricière, qui était un affreux cachot obscur, avec un baquet au milieu, un pot d'eau, et de la paille dans un coin.
Source : Gallica

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Choses vues : nouvelle série (1900)

A la prison de la Force, rue Saint-Antoine, les criminels de droit commun avaient eu un commencement de révolte et avaient enfermé leurs gardiens. A quelle force publique recourir? La garde municipale était dissoute, l'armée enfermée dans ses casernes ; quant à la police, on n'aurait su où la trouver. Victor Hugo, dans une harangue qui cette fois fut acclamée, confia les biens et les personnes à la protection et au dévouement du peuple. Une garde civique en blouse fut improvisée. On transforma les boutiques à louer en corps de garde, on organisa des patrouilles, on posa des sentinelles.
Source : Gallica

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