Fernand Pérès

Résumé

Fernand Pérès Souvenirs, par Fernand Pérès (1855)

Oh ! tu m'as fait bien mal, Juliano !... Moi qui t'aime tant, qui ne suis heureuse que lorsque je prie pour ma mère ou que j'entends ta voix ; qui ne suis heureuse que lorsque je vois ton beau visage et tes blonds cheveux ; moi qui donnerais ma vie pour toi, qui mourrais si tu ne m'aimais plus!... Juliano, tu m'as fait bien mal!...
Et elle jeta sur lui un regard si expressif que Juliano, confus et plein d'amour, tomba aux pieds d'Ilda. Elle fut heureuse de lui pardonner et de le presser sur sa poitrine.
Source : Gallica

Fernand Pérès Souvenirs, par Fernand Pérès (1855)

Quand je t'ai entendu prononcer le nom de Porpora, tout mon sang a reflué vers mon coeur et je me suis trouvé mal, car on m'a dit, Ilda, qu'il te faisait la cour et que tu étais
sa maîtresse maison m'a trompé, Ilda!...
Pardon!...
Ces paroles firent frissonner Ilda, son regard prit une expression étrange qui glaça Juliano, mais elle répondit avec calme, car sa conscience était pure :
— Il y a six ans que ma mère mourut; je n'ai jamais connu mon père. Bien jeune, je fus orpheline sans personne pour me protéger, pour guider mes premiers pas dans la vie.
Source : Gallica

Fernand Pérès Souvenirs, par Fernand Pérès (1855)

A dixneuf ans, que de sève et d'amour circulent dans les veines! A dix-neuf ans falloir mourir et
mourir d'une mort atroce! Pauvres parents
que nous ne reverrons plus!... Pauvre père!... pauvre mère!... vous mourrez de douleur en ne voyrant pas revenir vos enfants!... Vous ne saurez ce qu'ils sont devenus ; vous les demanderez eu vain ; on ne pourra vous les rendre : les eaux de la Seine emporteront leur cadavre!... Et personne là à qui pouvoir dire un dernier adieu; pas une main d'ami à serrer; pas un
coeur à presser contre sa poitrine!
Source : Gallica

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