Albéric d' Antully, Fantaisie (1865)
“ Tu te tais... Que t'importe et ma vie et mes larmes ? Moi mort, il pourra mieux peut-être te chérir. Non, non, comme l'amour la vengeance a ses charmes, C'est lui qui va mourir. Tu me détesteras autant que je t'adore, Tu l'as par ton aveu toi-même condamné. Au coeur d'un ennemi je sais plonger encore Le fer empoisonné. Je veux que son supplice et t'indigne et te navre, Car j'irai l'insulter jusque dans son tombeau, Et sous tes yeux ma main jettera son cadavre En pâture au corbeau. ”
