Camille-Gilbert Philirène

Résumé

Camille-Gilbert Philirène Pour les âmes tendres, poésies (1928)

Le soleil resplendit comme un dieu dans sa gloire. Pas un souffle de vent, pas une brume noire. L'univers tout entier semble s'être endormi. Une confuse voix monte de toute chose, De l'insecte vibrant, de la corolle éclose,
Et me dit d'un ton qui frémit :
« L'univers qui t'entoure est pour toi le mystère « Devant qui ta raison se brise comme verre « Et dans l'immensité tu roules au hasard ;
« Tu ne sais rien de toi ni de ton existence ! « Ton corps et ton esprit sont faits pour la souffrance « Et le bonheur n'est nulle part ».
Source : Gallica

Camille-Gilbert Philirène Pour les âmes tendres, poésies (1928)

Un homme aussi foncièrement bon que Guyau ne pouvait pas être insensible à l'amour. Aussi lui a-t-il consacré toute une partie des Vers d'un Philosophe. Il en a parlé avec beaucoup de sérieux et de délicatesse. Tandis que la plupart des écrivains le représentent comme une passion fatale, comme un affolement des nerfs et de l'imagination, comme un tourbillon qui déracine les volontés les plus tenaces, Guyau en fait un sentiment à la fois discret, noble et réconfortant. L'amour le plus sincère et le plus profond n'est pas toujours le plus démonstratif et le plus bruyant.
Source : Gallica

Camille-Gilbert Philirène Pour les âmes tendres, poésies (1928)

Lorsque tous les oiseaux, dès la joyeuse aurore, Poussent dans les bosquets leur cri vif et sonore, Quel est donc ce grand mot qu'ils prononcent si haut Que des mornes vallons il réveille l'écho ?
C'est Amour, ce doux nom, qu'au fond de leur prière, Ceux qui vont à la tombe, à leur heure dernière, Evoqueront toujours avec une douleur Immense. Alors nos coeurs reprennent la chaleur Que parfois les chagrins leur avaient enlevée.
Sourde sensation par tout homme éprouvée, Un immense besoin, profond comme la mer, S'empare de notre être et le force d'aimer !
Source : Gallica

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