Camille-Gilbert Philirène, Pour les âmes tendres, poésies (1928)
“ Le soleil resplendit comme un dieu dans sa gloire. Pas un souffle de vent, pas une brume noire. L'univers tout entier semble s'être endormi. Une confuse voix monte de toute chose, De l'insecte vibrant, de la corolle éclose, Et me dit d'un ton qui frémit : « L'univers qui t'entoure est pour toi le mystère « Devant qui ta raison se brise comme verre « Et dans l'immensité tu roules au hasard ; « Tu ne sais rien de toi ni de ton existence ! « Ton corps et ton esprit sont faits pour la souffrance « Et le bonheur n'est nulle part ». ”
