Salvador Castrillo, Rimes romantiques (1895)
“ Dont je ressens encor dans l'âme l'influence. Je crois la rencontrer une seconde fois. C'est elle que j'entends dans cette fraîche voix. Quand j'aime maintenant je veux rester fidèle. Qui sait si ce sourire est un sourire d'elle?... Dieu n'a-t-il pas permis qu'elle prenne ce corps, Et vienne ranimer mes sens et mon coeur morts? Comme l'astre du jour féconde la nature, Le regard de l'amour charme mon âme obscure. Mon coeur est attendri ; je verse encor des pleurs. Je m'attache à la vie où germent les douleurs. Comme un torrent pressé de tomber dans l'abîme, Ainsi je vais, hélas ! ”
