F. Brunetière,
L’Âme américaine, d’après un livre canadien
“ J’aime mieux dire « l’orgueil anglais » que « le mépris de l’étranger, » qui n’en est qu’une conséquence. « Tous les individus de race anglo-saxonne sont portés a regarder de travers les étrangers que le hasard leur fait rencontrer. C’est une habitude de notre sang... il nous est difficile de voir une figure inconnue, une forme qui ne nous est pas familière, sans sentir dans nos cœurs le désir de crier et de frapper. En présence d’un étranger, un gentleman revêt sa cuirasse de froid mépris, un homme du peuple cherche la pierre qu’il pourra lui lancer... » ”
