F. de Corcelle, De la Démocratie américaine
“ Il n’y a rien de si commode que de s’en tenir ainsi aux résultats obtenus, de suivre le courant des incertitudes de la majorité, sans rien entreprendre au-delà, de considérer enfin comme définitif ce qui a pour soi la force du pouvoir. Mais il faut être bien aveugle pour admettre que cette démocratie matérielle puisse se passer d’une ame ; que le gouvernement n’ait pas besoin de sentiment populaire et de grandeur, d’institutions morales, d’esprit de cité, et d’une extension graduelle des droits du pays proportionnée aux progrès de notre commune éducation. ”
