F. de Corcelle

Élements biographiques

F. de Corcelle,  De la Démocratie américaine

“ Il n’y a rien de si commode que de s’en tenir ainsi aux résultats obtenus, de suivre le courant des incertitudes de la majorité, sans rien entreprendre au-delà, de considérer enfin comme définitif ce qui a pour soi la force du pouvoir. Mais il faut être bien aveugle pour admettre que cette démocratie matérielle puisse se passer d’une ame ; que le gouvernement n’ait pas besoin de sentiment populaire et de grandeur, d’institutions morales, d’esprit de cité, et d’une extension graduelle des droits du pays proportionnée aux progrès de notre commune éducation. ”
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F. de Corcelle,  De la Démocratie américaine

“ La Providence a donné à chaque individu le degré de raison nécessaire pour qu’il puisse se diriger lui-même dans les choses qui l’intéressent exclusivement. Telle est la grande maxime sur laquelle repose la société civile et politique de ce continent. Le père de famille en fait l’application à ses enfans, le maître à ses serviteurs, la commune à ses administrés, la province aux communes, l’état aux provinces, l’Union aux états. Étendue à l’ensemble de la nation, elle est la plus haute expression de la souveraineté du peuple. ”
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F. de Corcelle,  Administration financière des États-Unis

“ L’atelier américain est assurément celui qui paraît offrir le plus de facilités à la conciliation des intérêts les plus divers. Cependant n’oublions pas que les États-Unis ont eu leur temps d’oppression, leurs grands seigneurs terriens, leur papier-monnaie, leur maximum, leur dette, leurs douanes protectrices, et qu’affligés encore de leur plaie la plus fâcheuse, l’esclavage des noirs, l’étendue de leurs bonnes terres non cultivées ne les a pas empêchés d’éprouver toutes sortes de tribulations dont ils se sont tirés avec une honorable persévérance. ”
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