F. de Corcelle

Résumé

F. de Corcelle Revue des Deux Mondes

La réforme, dit encore M. de Coux, et après elle la philosophie, se sont enorgueillies des progrès de l’industrie et de la civilisation moderne, de cette industrie qui s’éteint, de cette civilisation qui s’en va. Le moyen âge leur avait transmis une société resplendissante de force et de jeunesse. Qu’en ont-elles fait ? Que sont devenus, entre leurs mains, ces rapports si doux du riche avec le pauvre, du maître avec l’ouvrier, que le catholicisme avait substitués à l’ancien esclavage ?
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Le droit des gens, cette base fondamentale de l’économie politique, puisqu’il est nécessaire aux échanges des peuples, aux progrès de leur industrie, date de l’ère chrétienne. Il a été fondé par le prosélytisme pacifique de l’église universelle, substitué pour la première fois aux procédés des conquérans. Avant cette révolution, convertir un peuple, c’était le subjuguer ; les guerres n’avaient qu’un but matériel, circonscrit, et toujours étranger aux intérêts de l’humanité.
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Ici encore, nous croyons que M. de Coux est beaucoup trop exclusif dans son appréciation des bienfaits du catholicisme. La guerre de Troie, les luttes des Pélasges et Ioniens contre la race dorienne, les combats de la Grèce contre l’Asie, les studieuses conquêtes d’Alexandre et tant d’efforts prodigieux de l’antiquité pour faire triompher la jeune civilisation sur les traditions orientales, ne nous paraissent point des guerres purement matérielles. Non-seulement elles intéressaient l’humanité, mais leur succès était peut-être nécessaire à l’établissement même de la société chrétienne.
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