Paul Féval, Les contes de nos pères
“ À cette époque de troubles, chacun portait sur soi des armes. Saulnier, qui était un homme de cœur, voulut résister et mit la main sur ses pistolets ; mais Jean Brand, le prévenant, appuya un des siens contre sa poitrine. — Pas de sang ! s’écria l’homme au manteau, qui se précipita entre eux et les sépara. Monsieur Brand, pourquoi cette violence ?... Donnez-moi vos armes, Saulnier ; je vous engage ma parole qu’il ne vous sera point fait de mal. Celui qui parlait ainsi releva son chapeau à ces mots, et tendit la main au docteur. ”
