Paul Féval

Résumé

Paul Féval Le Chevalier Ténèbre (1879)

Gaston avait à la main son offrande au moment où M. d’Arnheim et sa fille reparaissaient sur l’estrade. Il vit le regard avide du vieillard faire avec rapidité le tour de la salle et s’arrêter, lourd et fixe, sur la porte d’entrée, auprès de laquelle les deux MM. d’Altenheimer étaient seuls.
La commotion éprouvée par M. d’Arnheim fut si violente, qu’il chancela comme un homme qui va tomber à la renverse.
— Eh bien ! marquis ! dit l’évêque dont la bourse restait tendue vers Gaston depuis plusieurs secondes.
— Eh bien ! Gaston ! répéta la princesse qui l’observait.
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Paul Féval Le Chevalier Ténèbre (1879)

Le vieillard regarda encore une fois sa fille. Ce n’était pas de la colère qui était dans ses yeux, c’était un morne accablement.
— As-tu désiré de me quitter ?... murmura-t-il, toi ! Lénor !
Mlle d’Arnheim s’élança vers lui ; son geste la repoussa sans rudesse, tandis qu’il ajoutait en s’adressant à Gaston :
— Monsieur le marquis, prendre le dernier bien d’un désespéré, c’est voler sur l’autel !
— Mon père, mon bon et noble père ! s’écria la jeune fille, je ne me séparerai jamais de vous, et je jure que je n’ai mérité aucun reproche.
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Paul Féval Le Chevalier Ténèbre (1879)

Bobby se prit à grimper comme un chat au haut de la muraille où un objet blanc se montrait.
— G. L. et une couronne de marquis ! s’écria-t-il en jetant un mouchoir de batiste à William.
— Gaston de Lorgères ! murmura William. Pourquoi celui-là n’est-il pas sorti du château par la grande porte ?
Il escalada le mur à son tour, et tous deux, pensifs, reprirent la route de Paris.
— Rien sous les blouses ? demanda l’employé de l’octroi.
William s’arrêta ; une idée venait de traverser son cerveau. Prenant l’air à la fois innocent et futé d’un malin de village, il dit au lieu de répondre.
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