Paul Féval, Les contes de nos pères
“ Gulmitte la regardait ; en la regardant, elle faisait une grimace qui n’était pas jolie, mais qui exprimait une manière de compassion. — Fille du juif, dit enfin la fée, je viens chercher ta vie. — Oh ! prenez-la, prenez-la ! s’écria Rachel avec passion, — et qu’Addel soit sauvé ! Ce que nous allons dire n’est point un mensonge : du revers de sa main crochue, Gulmitte essuya une larme qui se promenait dans les rides de sa joue. Le dévouement est chose si sainte, qu’il émeut parfois jusqu’au cœur d’une fée. Néanmoins il ne faudrait pas compter là-dessus. ”
