Léger-Marie Pioger

La Terreur (1861)

Résumé

Léger-Marie Pioger La Terreur (1861)

L'Assemblée fatiguée allait se séparer, lorsque Danton monta à la tribune : « Soyons terribles, dit-il, pour dispenser le peuple de l'être. Organisons un tribunal, non pas bien, cela est impossible, mais le moins mal qu'il se pourra, afin que le glaive de la loi pèse sur tous ses ennemis. »
A ces mots, cette sorte d'énergie fébrile qui était au cœur des montagnards, se rallume; on décide, séance tenante, qu'il y aura des jurés attachés au tribunal révolutionnaire, que ces jurés seront nommés par la Convention, et qu'ils seront choisis par les citoyens de Paris.
Source : Gallica

Léger-Marie Pioger La Terreur (1861)

La citoyenne Breuilh, frappée au cœur, traîna pendant quelques mois une existence languissante, et mourut de chagrin.
Au dernier moment de son agonie, elle entendit la voix de Marguerite qui chantait : Du sang, du sang, il faut du sang.
Jacques Breuilh pleura sa femme. Il resta triste et seul avec son enfant, image vivante du remords. Chaque fois qu'il revenait du travail, Marguerite l'acueillait par le refrain fatal. Et pourtant il aimait Marguerite.
Source : Gallica

Léger-Marie Pioger La Terreur (1861)

Louis XVI. On a pu alléguer contre le meilleur des rois la faiblesse de son caractère ; contre la reine Marie-Antoinette une légèreté antérieure, plus qu'expiées l'une et l'autre par leur courageux martyre; mais la vertu de Madame Élisabeth a toujours brillé d'un éclat que l'esprit de parti et des haines populaires n'ont pas même tenté d'amoindrir. Si elle fut immolée, c'est par suite de son dévouement fraternel qui ne lui permit pas de se séparer de ceux qui lui étaient chers ; les révolutionnaires les plus acharnés ne trouvèrent au monde que cette affection à lui reprocher.
Source : Gallica

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