G. Lenotre,
La guillotine et les exécuteurs des arrêts criminels pendant la révolution…
(1893)
“ Au faîte du plus élevé de ces îlots la guillotine était dressée en permanence sur fond de ciel. C'était l'épouvantail destiné à tenir en respect les pensionnaires du bagne. Comme il n'y a pas à Cayenne d'exécuteur en titre, c'est un forçat, un amateur, qui tient l'emploi de bourreau, et qui fait fonctionner, au petit bonheur, cette vieille machine disloquée 1 ; il l'appelle peu respectueusement la manivelle. Or cette manivelle, ce bois de justice qui est venu échouer si loin, c'est l'authentique guillotine de Sanson, le couperet qui a décapité les Girondins et Louis XVI 2. ”
