Pierre-Joseph Thénard, Quelques souvenirs du règne de la Terreur à Cambrai… (1860)
“ Tout en se mettant à la hauteur de la bande, en trempant avec elle ses mains dans le sang, il s'attache, comme Lebon, à se faire remarquer et à se rendre nécessaire en excitant sans cesse le trouble, en supposant des délits, et en inventant des conspirations ; c'est afin de pouvoir propager la terreur, promener la guillotine, incarcérer et égorger sans cesse. Il fallait bien imiter ses maîtres, imaginer des crimes, faire croire à une seconde Vendée pour faire couler le sang, porter la désolation non seulement à Cambrai, comme à Arras, mais encore dans toute la contrée. ”
