L’anthropophagie, pratique consistant à manger la chair humaine, a traversé les époques et les cultures, suscitant des réflexions variées. Des auteurs comme Georg Friedrich Daumer y voient une évolution de la férocité primitive vers une exploitation intellectuelle et morale, tandis que Gaston Richard explore ses origines biologiques, psychologiques ou religieuses.
Le Marquis de Nadaillac souligne sa persistance, même dans les sociétés civilisées, et Daniel Monfallet la présente comme un stade intermédiaire de l’évolution humaine. Ces approches révèlent une complexité culturelle et historique, où l’anthropophagie, qu’elle soit rituelle, liée à la survie ou pathologique, reste un phénomène à la fois universel et profondément ancré dans les dynamiques sociales.