Résumé

Conférences faites au Musée Guimet (1909)

Le rite, qui commence par être l'expression de la croyance, la croyance cristallisée, a une existence bien plus longue : lorsque la croyance est depuis longtemps morte ou métamorphosée, le rite lui survit, et la rappelle. Par conséquent, tous les détails que nous trouverons dans le culte d'Hercule à Rome pendant l'époque classique, et qui ne s'expliqueront pas par le mythe hellénique, seront autant d'indications qui nous permettront de reconstituer la physionomie de ce dieu obscur qui a été remplacé par l'Hercule grec. Ce qui nous frappe d'abord, c'est l'importance considérable de ce dieu.
Source : Gallica

Conférences faites au Musée Guimet (1909)

La pesée n'est pas la seule allégorie du jugement que le Coran ait maintenue : de la tradition mazdéenne il garde, pour le jugement individuel après la mort, l'allégorie du pont, accessible aux justes, fatal aux méchants :
« Le pont Sirath est plus effilé qu'une épée : il est dressé au-dessus de l'enfer. Tous les hommes passent par-dessus ; les uns le franchissent comme l'éclair, les autres comme le cheval qui court, d'autres comme le cheval qui marche; ceux-là se traînent le dos chargé de péchés. D'autres tombent et vont en enfer. »
Source : Gallica

Conférences faites au Musée Guimet (1909)

Je cite ce passage parce qu'il nous atteste le genre de piété que l'on a dans le peuple pour Hercule : ce n'est pas un dieu majestueux et dédaigneux, que l'on contemple de loin; c'est, comme Mercure, avec qui il a beaucoup d'analogies, un dieu serviable et complaisant, en qui l'on a confiance, avec qui l'on se sent à l'aise, d'autant plus qu'on doit lui donner sa part du trésor qu'on a trouvé grâce à lui : cette sorte d'association commerciale le met tout près de ses adorateurs; son prestige en souffre peut-être, mais sa popularité ne fait par contre qu'y gagner.
Source : Gallica

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