Résumé

Congrès provincial des orientalistes français… (1878)

Il existe encore dans tout l'Orient une trace vivace de la vieille tradition du Ka égyptien : c'est l'étonnant respect superstitieux dont les fous y sont entourés, même lorsqu'ils sont méchants. « Dieu a retenu au ciel la raison de l'aliéné, tandis que son corps est sur la terre. » On recueille même avec soin les absurdités qu'il débite, comme étant dictées par une inspiration surnaturelle.
La Danse des Morts du Moyen-Age est une réminiscence des mystères des Orphéotélestes, qui n'étaient, eux-mêmes, que des mystères égyptiens (1) .
Source : Gallica

Congrès provincial des orientalistes français… (1878)

L'Egypte antique a personnifié toutes les grandeurs et toutes les faiblesses de l'esprit humain.
Elle eut la curieuse crédulité naturelle à l'enfance de l'homme comme à l'enfance des sociétés créant des réalités avec les rêves de l'imagination. La superstition, c'est Pygmalion, c'est l'homme qui s'énamoure de l'œuvre inanimée de son ciseau, et qui, par l'imagination, croyant à sa vie, en fait sa propre compagne.
Source : Gallica

Congrès provincial des orientalistes français… (1878)

L'âme est esprit et le corps est matière. Celui-ci est inerte et celle-là est active. L'âme étant active est une force, et si elle est une force elle agit sur le corps, et c'est elle qui le met en mouvement, l'anime et le fait fonctionner.
La science actuelle admet l'action des forces physiques dans la nature et elle admet aussi celle que les corps exercent entre eux à distance par l'attraction moléculaire ou planétaire; or, l'action intime de l'âme sur l'organisme qu'elle pénètre complètement nous paraît tout aussi rationnelle.
Source : Gallica

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