Résumé

Conférences faites au Musée Guimet… (1908)

Egyptiens, et dont l'absence s'est fait sentir avec le plus de force dans l'art tout entier, c'est celui de la figure humaine. Ils n'ont jamais admis que dans la nature, ce qu'il y a de plus parfait, ce qui doit le mieux réaliser la beauté, c'est l'homme; aussi, n'ont-ils pas donné à leurs dieux la figure humaine. Quelques-uns peuvent l'avoir, mais pas toujours; ce n'est pas une condition nécessaire de l'être divin; les dieux égyptiens ne sont pas nécessairement anthropomorphes. Il nous semble qu'à l'idée de divinité doive toujours être associée celle de beauté parfaite.
Source : Gallica

Conférences faites au Musée Guimet… (1908)

Changez cette loi, écartez cette pensée créatrice, renoncez à voir dans la forme humaine le type de beauté le plus achevé que nous présente la nature, en revanche, soumettez-vous aux prescriptions inflexibles de la religion égyptienne, écoutez une tradition immuable que les prêtres conservent depuis des milliers d'années, et vous mettrez alors à Athéna une tête de chouette. Au Parthénon, cet assemblage nous révolte et noua paraît monstrueux; sur les bords du Nil, on ne conçoit pas d'autre art que celui-là.
Pour le sculpteur ou le peintre égyptien, l'art est avant tout un langage.
Source : Gallica

Conférences faites au Musée Guimet… (1908)

LE DESTIN, LA DIVINATION ÉGYPTIENNE, ETC. 61
à l'oeuvre, et pendant ce temps, Hathor pétrit le Double de l'héritier du trône. Bien plus, elle lui prédit sa destinée. « Tu seras roi de la haute et de la basse Egypte; tous les peuples seront sous ta terreur. »
Ainsi, dans les sanctuaires mêmes, les peintures font foi de l'idée du destin, et de la prophétie. La divination n'y paraît pas encore; car la prophétesse est la déesse même, qui fait le destin. Les coules populaires, qui souvent, se sont inspirés du dogme, corroborent pleinement cette idée.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature