Résumé

Portrait de Gaston Maspero Gaston Maspero Guide du visiteur au Musée du Caire… (1915)

Le traitement de simple dessiccation, naturel dans un pays comme l'Egypte où le sable de la montagne sauve de la corruption toutes les matières organiques qu'on lui confie, passait pour avoir été inventé par les dieux loups, chacals, renards ou chiens, qui se confondirent ensuite sous le nom commun d'Anubis ; mais la survie qu'il procurait, confinée à l'obscurité du tombeau et à sa solitude, ne pouvait satisfaire les aspirations vers une vie entièrement semblable à la vie de dessus terre, avec ses retours à la lumière et ses libres voyages à travers le monde.
Source : Gallica

Portrait de Gaston Maspero Gaston Maspero Guide du visiteur au Musée du Caire… (1915)

La théorie la plus vieille, celle d'après laquelle le double vivant s'enfermait dans son tombeau, est celle qu'on rencontre le plus rarement; je ne me rappelle pas l'avoir rencontrée dans toute sa rigueur ailleurs que sur la stèle de Pshérénéphtah au Musée Britannique. L'Hadès y apparaît comme une région de ténèbres épaisses, où les mânes traînent une existence misérable dans une torpeur perpétuelle, sous l'autorité d'un dieu impitoyable qui est celui de la mort complète.
Source : Gallica

Portrait de Gaston Maspero Gaston Maspero Guide du visiteur au Musée du Caire… (1915)

Il soulève de la main gauche une gazelle dont il perce la gorge avec l'épée qu'il tient à la main droite. On le prendrait volontiers pour un général romain offrant un sacrifice, n'étaient l'auréole de rayons, le disque et la couronne de laurier qui lui ornent la tête. Sa compagne a le costume et la parure commune à toutes les divinités de l'âge gréco-romain, et rien ne prouve qu'il faille reconnaître en elle une Nephthys comme Golénischeff le proposa naguère : c'est plutôt une Isis. Un petit Harpocrate est assis sur une fleur de lotus entre les têtes du dieu et de la déesse.
Source : Gallica

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