Godefroid Kurth,
Mizraim : souvenirs d'Égypte
(1912)
“ Et c'est, je l'assure, un émouvant spectacle qu'offrent ici, dans le désert et sous le grand ciel immaculé, les traces d'une activité immense à laquelle est venu mettre fin le verdict de l'histoire. Un souvenir me vient : je revois en esprit le sarcophage resté abandonné dans le couloir du Sérapéum de Sakkarah. C'est de part et d'autre, la même vision tragique et sublime : l'histoire descendant sur une civilisation plusieurs fois millénaire et, sans poser le pied sur le sol, sans prendre la peine de fermer ses grandes ailes, faisant le geste souverain qui suspend à jamais la vie. ”
