Résumé

Alfred Driou L'Antiquité pittoresque.... Les origines du monde… (1873)

Il me semble qu'une nouvelle vie s'empare de moi.
Ce que j'ai vu, ce que je vois, tout me remplit d'enthousiasme. Je rêve et je veille. Mais les réflexions de mon esprit ne sont pas telles que je n'entende les douces voix de ceux qui m'entourent, Even, le Pirate, Arthur, Marius, causant dans une langue qui m'est étrangère, — autre reproche vivant de ma sotte ignorance.
Et puis, c'est comme un doux et suave murmure, adouci par la distance, de vagues qui déferlent et clapotent sur des rives gazonnées.
Source : Gallica

Alfred Driou L'Antiquité pittoresque.... Les origines du monde… (1873)

Mais la lune se lève. Les montagnes se couvrent de sa douce lumière, pendant que les vallées demeurent voilées d'ombre et plongées dans le silence sous la longue chevelure des cyprès, et de l'épais feuillage des platanes.
Pourquoi donc une longue caravane de chameaux et d'onagres, de buffles et de brebis, s'éloigne-t-elle d'Haran, comme jadis la caravane d'Abraham? Quand elle a disparu dans les gorges profondes des montagnes, on remet aux troupeaux les clochettes d'airain qui bruissent avec harmonie dans l'espace, et qu'on leur avait enlevées afin de ne pas éveiller l'attention sur ce départ.
Source : Gallica

Alfred Driou L'Antiquité pittoresque.... Les origines du monde… (1877)

Gravissez le Roc Lybique, à l'occident du Nil, entre la belle vallée que l'on nomme Egypte et le désert de sables que l'on appelle Lybie : placez-vous sur la crête la plus élevée de cette longue chaîne de rochers; là, tournez le dos au couchant de l'Afrique et regardez devant vous.
Voyez Thèbes, voyez la vallée ! Voyez les magnificences de l'art, voyez les splendeurs de la nature !
Le riche bassin de la ville aux cent portes se développe, dans une
étendue à peu près égale, sur les deux rives du Nil.
Source : Gallica

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