Antonin Thivel, L'Orient : tableau historique et poétique de l'Égypte (1880)
“ Nous approchons du terme de notre voyage, la route s'élargit, les collines fuient au loin ; nous pénétrons dans une plaine, et l'île enchanteresse de Philse paraît à nos yeux, entourée de son miroir, parée de ses fleurs et d'un tapis d'émeraudes. L'île s'élève au milieu du Nil ; les plus fortes crues ne l'ont jamais submergée. La vue de Philse avec ses imposantes ruines, sa verdure éternelle, les sombres rochers qui la dominent, la beauté des alentours, le bruit des rapides au loin, tout vous enchante, vous transporte ; on se croit en face d'une île de fées. ”
