Victor Meignan,
Après bien d'autres : souvenirs de la Haute-Égypte et de la Nubie
(1873)
“ L'aspect de l'entrée de la Nubie est encore supérieur à celui de la sortie d'Égypte. Bien qu'on ne soit qu'à 1200 mètres d'Assouan, on ne voit plus seulement des rochers, mais de vraies montagnes rocheuses, obstruer le lit du fleuve. Elles paraissent de grands géants, noirâtres et contournés, osseux et maladifs, imposants et fantastiques, surtout au clair de lune, comme il nous, fut donné de les voir à notre arrivée. La nature devient enfin digne d'admiration. Le Nil, comme voulant se recueillir avant d'affronter l'épreuve de la cataracte, coule si lentement qu'il semble plutôt un lac. ”
