Résumé

Portrait de Victor Meignan Victor Meignan Après bien d'autres : souvenirs de la Haute-Égypte et de la Nubie (1873)

L'aspect de l'entrée de la Nubie est encore supérieur à celui de la sortie d'Égypte. Bien qu'on ne soit qu'à 1200 mètres d'Assouan, on ne voit plus seulement des rochers, mais de vraies montagnes rocheuses, obstruer le lit du fleuve. Elles paraissent de grands géants, noirâtres et contournés, osseux et maladifs, imposants et fantastiques, surtout au clair de lune, comme il nous, fut donné de les voir à notre arrivée. La nature devient enfin digne d'admiration. Le Nil, comme voulant se recueillir avant d'affronter l'épreuve de la cataracte, coule si lentement qu'il semble plutôt un lac.
Source : Gallica

Portrait de Victor Meignan Victor Meignan Après bien d'autres : souvenirs de la Haute-Égypte et de la Nubie (1873)

L'entrée du désert, c'est le commencement de rien, où l'artiste s'arrête parce qu'il n'y trouve rien à représenter, et que l'art pas plus que la poésie n'est vide. Il est bien rare qu'on ait peint la mer, sans au moins un reste de bâtiment échoué sur le rivage, ou sans un oiseau ; et pourtant la mer a une vie par ellemême; elle se meut. Félicien David, dans son oratorio, chante plutôt la caravane que les solitudes affrontées par elle. Que pourrait donc faire le peintre de cette grande immobilité sans vie, sans impression, sans intérêt?
Source : Gallica

Portrait de Victor Meignan Victor Meignan Après bien d'autres : souvenirs de la Haute-Égypte et de la Nubie (1873)

Aménophis III, dit-elle, l'Horus, le taureau puissant; celui qui domine par le glaive et détruit tous les barbares ; il est le roi de la Haute et de la Basse-Egypte, le maître absolu, le fils du Soleil. Il frappe les chefs de toutes les contrées. Aucun pays ne tient devant sa face. Il
marche et il remporte la victoire comme Horus, fils d'Isis, comme le soleil dans le ciel.
Source : Gallica

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