Ernest Jacquesson

Résumé

Ernest Jacquesson Voyage en Égypte et en Palestine… (1857)

Nous fûmes réjouis de nous retrouver en terre humaine, de revoir les huttes, les palmiers et notre beau Nil. A Mahatta, les rives du fleuve sont animées par une quantité de barques qui descendent de la Nubie, faisant l'échange des produits de l'Abyssinie, et de ceux de l'Égypte et de l'Europe. Nous nous embarquâmes sur un bateau qui nous fit traverser les îles rocheuses dont le fleuve est parsemé à cet endroit. Comme nous avancions lentement, nous pûmes admirer tout à l'aise ces sites pittoresques, dont l'enchantement va toujours croissant, à mesure qu'on approche de l'île de Philae.
Source : Gallica

Ernest Jacquesson Voyage en Égypte et en Palestine… (1857)

Le trajet d'Alexandrie à l'Afté se fait en trois heures, à travers les champs fertiles de la Basse-Égypte. Le voyageur qui passe là pour la première fois regrette la rapidité qui l'emporte et l'empêche d'admirer à son aise cette riche végétation dont rien en Europe ne peut donner l'idée. On est frappé surtout de la verdure, de son éclat, de sa vigueur luxuriante, dont n'approchent ni les pâturages de la Normandie, ni ceux même de la Grande-Bretagne, si vantés, et à juste titre, par les Anglais.
Source : Gallica

Ernest Jacquesson Voyage en Égypte et en Palestine… (1857)

Vers huit heures du matin, nous tournâmes à droite, et, du haut de la montagne dont nous venions d'atteindre le sommet, nous découvrîmes tout à coup de nouveau la mer Morte. Jamais paysage ne m'a autant frappé par sa grandeur lugubre. Notre regard dominait une vaste plaine ; derrière nous étaient Jérusalem et la Méditerranée ; en
face de nous, encaissant la plaine à l'ouest et au sud, les monts Moabs, avec leurs vives arêtes, qui se détachaient sur un ciel indigo.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature