Résumé

Portrait de Charles Blanc Charles Blanc Voyage de la Haute-Égypte : observations sur les arts égyptien et arabe (1876)

On s'explique comment les Égyptiens ont été si semblables à eux-mêmes, au sein d'une nature si uniforme, sous un ciel immobile, en présence de ces phénomènes invariables du Nil, d'où leur vie même dépendait. La mythologie de ce peuple, ses mœurs, son esprit de famille, son goût pour l'agriculture, sa douceur qui le rendait facilement esclave, sa manière de comprendre les arts, son architecture, tout devient plus aisé à comprendre dès qu'on respire l'air pur de l'Égypte, dès qu'on reçoit les rayons du soleil qui l'embrase, dès qu'on navigue sur le fleuve qui la féconde.
Source : Gallica

Portrait de Charles Blanc Charles Blanc Voyage de la Haute-Égypte : observations sur les arts égyptien et arabe (1876)

« J'avais sous les yeux, dit-il, un chefd'œuvre d'architecture couvert de sculptures de détail du plus mauvais style. N'en déplaise à personne, les bas-reliefs de Dendérah sont détestables, et cela ne pouvait être autrement : ils sont d'un temps de décadence. La sculpture s'était déjà corrompue, tandis que l'architecture, moins sujette à varier, puisqu'elle est un art chiffré, s'était soutenue digne des dieux de l'Egypte et de l'admiration de tous les siècles. »
Ce n'est pas sans quelque émotion, je l'avoue, que nous sommes passés du pronaos dans le temple proprement dit.
Source : Gallica

Portrait de Charles Blanc Charles Blanc Voyage de la Haute-Égypte : observations sur les arts égyptien et arabe (1876)

Vers le nord, on distingue les tombeaux des kalifes perdus dans la solitude et qui semblent surnager, comme des îles, sur une mer de sable. Au sud, le cimetière de l'iman Chafey et le désert. A nos pieds s'étend toute la ville,
avec ses minarets innombrables, ses coupoles blanches, ses édifices rayés de bandes alternativement peintes à la chaux et à l'ocre rouge, ses jardins, ses palais rehaussés de couleurs, et les arbres de l'Esbekiéh, et la magnifique allée de Choubra que bordent les plus beaux sycomores de l'Egypte et qui conduit à l'ancienne maison de plaisance de Méhémet-Ali.
Source : Gallica

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