Ambroise Firmin-Didot, Observations sur l'orthographe ou ortografie française (1868)
“ N’est-il pas ridicule qu’ayant adouci notre prononciation, vous conserviez encore dans l’écriture les lettres qui ne se prononcent plus, et que nos peres n’ont employées que parce qu’ils les prononçoient? Vous prononcez à la moderne, et vous orthographiez à l’antique. La langue écrite suppose nécessairement la langue parlée. La perfection, l’essence même de la premiere, consiste sans doute à représenter la seconde avec toute l’intégrité et la précision possible. Or, quelle est l’orthographe qui représente au naturel les traits de la parole? ”
