Résumé

Camille Pinte Le trésor nacional, ô novel alfabet de la lvgue frvceise… (1855)

« Il n'y a point d'orthographe sans l'observation des racines et des étymologies, ou bien l'orthographe devient indépendante de la connaissance des langues, ce qui est commode, mais ce qui est barbare. » Mais la Quotidienne n'est-elle pas elle-même ici dans une grave erreur?
Il ne faut point confondre ce qu'on appelle la langue avec la linguistique. La langue ou idiome national a uniquement pour objet la transmission des idées par la voix et par la main, rien de plus; la linguistique est l'étude des principes des langues et des rapports qui existent entre elles.
Source : Gallica

Camille Pinte Le trésor nacional, ô novel alfabet de la lvgue frvceise… (1855)

Nous ne contestons pas la vérité de ce principe, bon pour constituer matériellement un alphabet; mais l'application absolue de l'alphabet le plus parfait à l'orthographe de notre langue ne laisserait plus rien à l'esprit, à l'investigation philosophique; ce ne serait pas une réforme, mais une révolution.
Notre langue écrite est aujourd'hui à une distance immense de notre langue parlée. La langue française a vingt sons et vingt articulations; pour représenter ce petit nombre de sons et d'articulations on fait usage de cinq cent quarante signes.
Source : Gallica

Camille Pinte Le trésor nacional, ô novel alfabet de la lvgue frvceise… (1855)

Nous concevons que l'orthographe relative soit une conséquence de la langue latine, où tout se décline, depuis le nominatif jusqu'à l'ablatif, où tout se conjugue dans tous les temps, depuis la première personne du singulier jusqu'à la troisième du pluriel, où les trois genres ont une désinence particulière et sonore qu'il faut harmonier, appareiller pour l'oreille; mais dans une langue qui emploie des articles et des équivalents, des pronoms personnels nominatifs, nous n'en voyons nullement la nécessité.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature