“ Sois une fois ton propre accusateur et ton propre bourreau, prends ta souffrance comme une punition que tu t’es infligée à toi-même ! Jouis de ta supériorité en tant que juge ; mieux encore : jouis de ton bon plaisir, de ton arbitraire tyrannie ! Élève-toi au-dessus de ta vie, comme au-dessus de ta souffrance, regarde au fond des raisons et des déraisons ! ”
Désinence
Définition et enjeux
La désinence désigne, en linguistique, la partie finale d’un mot, déterminant sa flexion, son genre ou son état. Ce concept, lié aux suffixes et à la conjugaison, a inspiré de nombreuses réflexions chez des auteurs comme Nietzsche, qui explore la tension entre jugement et souffrance, ou Goethe, qui interroge les fins absurdes des désirs.
Dessaulles et Sade, quant à eux, soulignent les conséquences morales des choix humains, illustrant comment la désinence, dans un sens plus large, peut symboliser la conclusion des actes ou des pensées. Cette notion, ancrée dans la grammaire, résonne aussi dans les récits de l’âme et les dilemmes existentiels.
Citations sur “désinence”
Johann Wolfgang von Goethe,
Faust
“ Un désir insensé, une fantaisie vulgaire, une absurde pensée d’amour t’a égaré, toi le démon !... Et, quand tout ton esprit et toute ton expérience avaient su mener à bien cette sotte entreprise, voici que, pour un moment d’insigne folie, le dénoûment tourne contre toi ! ”
Henriette Dessaulles,
Lettres de Fadette
“ La plupart de nos fautes et de nos erreurs sont faites de nos indulgences inavouées, mais réelles, pour ce qui n’est pas bien, de nos sentiments mal définis et caressés les yeux fermés, de nos révoltes sourdes contre ceux qui veulent amener la réalité sous nos yeux, et mettre une barrière infranchissable entre notre faiblesse et ce qui la séduit. ”
Donatien Alphonse François de Sade,
Aline et Valcour
“ Oublie-tu la bassesse de ton existence, le peu de dignité de ta place, l’avilissement où te plongent tes vices, et tous les droits enfin que la vertu et la nature me donnent sur ton méprisable individu ? ”
Henriette Dessaulles,
Lettres de Fadette
“ Nous ne surveillerons jamais trop nos paroles, nos attitudes, nos actions et nos silences... Quelles lâchetés recèlent certains de nos silences qui paraissent approuver ce, qu’au fond, nous condamnons. Nous nous taisons, par respect humain, quand, par respect de notre dignité nous devrions crier nos désapprobations. ”
Eugène Rostand,
Où nous en sommes
(1869)
“ Suis-les pourtant, et puisses-tu ne pas réapprendre trop tôt ce qu'est la gêne, ce qu'est le discrédit, ce qu'est la ruine ! Dieu t'épargne les souffrances trop réelles et trop présentes, qui font regretter les maux imaginaires et expier les plaintes frivoles ! ”
François de Sales,
Introduction à la vie dévote
(1695)
“ Les tentations, quelles qu’elles soient, nous troublent, parce que nous y pensons trop et que nous les craignons trop. Les tentations ne sauroient troubler un esprit qui ne les aime pas. 14. Soyez bien-aise que le monde tienne compte de vous. S’il vous estime, moquez-vous-en joyeusement, et tirez de son jugement votre misère : s’il ne vous estime pas, consolez-vous joyeusement. 15. Il faut haïr nos défauts, mais d’une haine tranquille, et non point d’une haine défectueuse et troublée. ”
“ Colère, haine, amour, pitié, désir, connaissance, joie, douleur, — ce ne sont là que des noms pour des conditions extrêmes ; les degrés plus pondérés, plus moyens nous échappent, plus encore les degrés inférieurs, sans cesse en jeu, et c’est pourtant eux qui tissent la toile de notre caractère et de notre destinée. ”
Gillet de la Tessonnerie, Le Desniaisé comédie en 5 actes
“ ARISTE. Je devais ces soupirs à ma flamme fidèle : Et vous me haïriez si j'étais inconstant, Et croiriez que pour vous j'en pourrais faire autant.ORONTE. Madame, apaisez-vous, et cachez votre haine, L'apostrophe est plaisant, étant de longue haleine, Et vous nous priverez d'un entretien fort doux, Si Monsieur le retranche, et se contraint pour vous.CLIMANTE. En vain vous redoutez qu'il se veuille contraindre [275] Pour l'Empire du monde, il ne pourrait pas feindre : Et si par la franchise on se rend criminel, Il est vain de son crime, et voudra mourir tel. ”
Catherine de Sienne,
Le Dialogue
“ Tu devrais être un miroir de pureté, tu es un modèle de débauche ! Tous les membres de ton corps, tu les fais servir à commettre le mal, et, dans toutes tes actions, tu t’appliques à contredire à ce qu’a fait ma Vérité. ”
“ Pourquoi es-tu le mal vêtu, le mal nourri, le mal abrité ? Oui, pourquoi le sans pain, le sans souliers, le sans demeure ? Pourquoi n’es-tu pas ton maître ? Pourquoi te courbes-tu, obéis-tu, sers-tu ? ”
Eugène Sue,
Arthur
(1838)
“ Et pourquoi, mon Dieu? l'ai-je donc mérité? pourquoi le monde est - il si injuste et si cruel à mon égard? à qui ai-je fait du mal? Ah! si vous saviez!. si je pouvais tout vous dire!! Cette plainte me parut d'un enfantillage si ridicule, ces réticences si misérablement calculées pour exciter mon intérêt, que, d'un air très dégagé, je me mis à faire au contraire l'apologie du monde. ”
Friedrich Nietzsche,
Ainsi parlait Zarathoustra
“ Mais toi-même — garde-toi de ta propre pitié ! Car il y en a beaucoup qui sont en route vers toi, beaucoup de ceux qui se noient et qui gèlent. — Je te mets aussi en garde contre moi-même. Tu as deviné ma meilleure et ma pire énigme, — qui j’étais et ce que j’ai fait. Je connais la cognée qui peut t’abattre. ”
Cesare Beccaria,
Des délits et des peines
“ On lui reproche de distiller le fiel le plus amer, de joindre à des contradictions honteuses les traits perfides et cachés de la dissimulation, et d’être obscur par méchanceté. Le critique peut être sûr que je ne répondrai pas aux personnalités. ”
Antonin Fabre, Fléchier orateur, 1672-1690, étude critique (1886)
“ Où trouvez-vous plus de sujet de vous désabuser du monde, que dans ce lieu, où le voyant de si près, malgré vos attachements, vous en éprouvez l'illusion, et bien souvent vous en ressentez l'amertume? ”
Alexandre Dumas,
Le Vicomte de Bragelonne
“ Sans ressource, hélas !... Impossible !... Que fera-t-il sans moi ?... Oh ! sans moi, il s’écroulera comme moi... Qui sait ?... Que la destinée s’accomplisse !... Il était condamné, qu’il demeure condamné !... ”
Pierre Dumas, Oraison funèbre du R.P. H.-D. Lacordaire (1863)
“ Le XVIIIe siècle nous avait légué, avec ses désolantes doctrines, non peut-être cet esprit railleur et impie qui le caractérisait, mais quelque chose de plus désastreux encore et qui en était le triste fruit : le mépris et l'insouciance pour tout ce qui s'élève au-dessus du monde présent. ”
Hippolyte Taine,
Histoire de la Littérature Anglaise…
“ You have every claim to compassion that can arise from misery and distress. The condition you are reduced to would disarm a private enemy of his resentment, and leave no consolation to the most vindictive spirit, but that such an object, as you are, would disgrace the dignity of revenge.For my own part I do not pretend to understand those prudent forms of decorum, those gentle rules of discretion, which some men endeavour to unite with the conduct of the greatest and most hazardous affairs ”
Friedrich Schiller,
Esthétiques
“ Qu’il est beau de préférer hardiment la plus criante disconvenance par rapport à l’inclination, à une disconvenance qui blesserait le sens moral ; d’aller ainsi contre le plus cher intérêt de la nature sensible, contre les règles de la prudence, uniquement pour se mettre d’accord avec un intérêt et une règle supérieurs, avec la loi morale ! ”
Louis Dumur,
Pauline, ou la liberté de l'amour
“ Où en arrivons-nous alors? A l'indifférence, si nous ne sommes pas doués d'une trop vive impressionnabilité; à la rébellion, au crime, au martyre, si nous ne pouvons effacer en nous notre qualité d'êtres sensibles. ”
George Sand,
Oeuvres de George Sand
“ Mariage, sociétés, institutions, haine à vous! haine à mort! Et toi, Dieu! volonté créatrice, qui nous jettes sur la terre et refuses ensuite d'intervenir dans nos destinées, toi qui livres le faible à tant de despotisme et d'abjection, je te maudis! Tu t'endors satisfait d'avoir produit, insoucieux de conserver. Tu mets en nous une âme intelligente, et tu permets au malheur de l'étouffer! ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Je sais que c’est plutôt indulgence d’ami qu’opinion réfléchie, ou si c’est opinion, ton indulgence te l’a suggérée. Au reste, quels qu’ils soient, lis-les comme venant d’un homme qui cherche le vrai sans l’avoir encore trouvé, mais qui le cherche avec indépendance. ”
Arthur Conan Doyle,
Souvenirs de Sherlock Holmes
“ Maintenant que je ne puis échapper au déshonneur qui empoisonne mes dernières années, j’ai le droit de déclarer en toute vérité et sincérité que mon désespoir n’a pour cause ni la crainte de tomber sous le coup de la loi, ni l’appréhension de perdre ma position, et de déchoir aux yeux de ceux qui m’ont connu ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Fuyons au plus loin tout sentier où l’on glisse ; sur le terrain le plus sec, nous nous tenons déjà si peu ferme ! Tu vas m’opposer ici le banal reproche fait aux stoïciens : « Vos promesses sont trop gigantesques, vos préceptes trop rigoureux. Faibles mortels, nous ne saurions tout nous interdire. Passez-moi une douleur mesurée, des désirs que je tempère, une colère qui va s’apaiser. » Sais-tu pourquoi leur morale est impraticable pour nous ? C’est que nous la croyons telle ; ou plutôt, certes, le motif réel est tout autre. Parce que nos défauts nous sont chers, nous les défendons ”
George Sand,
Correspondance 1812-1876
“ Vous verrez combien de mouvements de vanité misérable, d’orgueil rude et fou, d’injuste égoïsme, de lâche envie, de stupide présomption, sont inhérents à notre abjecte nature ! combien les bonnes inspirations sont rares ! comme les mauvaises sont rapides et habituelles ! ”
Une visite à M. René Maral , par M. X.… (1876)
“ Que je rencontre un jour quelqu'un qui en vaille la peine, il aura de mes nouvelles. Je prouverai que ma vaillante désertion ne m'a retranché ni de ma patrie, ni de l'humanité, et que je conserve le droit de réclamer que l'on musèle ceux qui cherchent à me mordre. ”
Jan Stanislaw Iliński, Le Solitaire de Colonna, par le Cte Janus Ilinski (1835)
“ L'indifférence ou la haine de ceux qui nous entourent empoisonne notre existence ; les froids calculs de l'intérêt, les sourdes agitations de l'intrigue, l'égoïsme, la fausseté froissent à chaque moment le coeur sensible surpris de tant de perversité. ”
Jean de Rotrou,
Théâtre choisi, nouvelle édition avec une introduction et des notices…
(1883)
“ Par ton propre dessein tu nous es redoutable; Ma disgrâce n'est plus un caprice du sort ; Tu ne me heurtes point par un aveugle effort; Une haine immortelle, une invincible rage, Un dessein déclaré t'obstine à cet outrage : En vain par tant d'exploits je m'acquiers tant de bruit : A qui tu veux du mal tout travail est sans fruit. ”
Charles Dickens,
La Petite Dorrit
(1855)
“ Ce qu’elle peut me faire, monsieur ? Le sentiment de... hem !... ma propre dignité me défend de l’admettre. Une pareille assertion... (il prit son mouchoir et s’essuya le visage) ... est un outrage et une insulte pour moi. Supposons que j’aie moi-même, à une époque quelconque, ou... hem !... à des époques quelconques, adressé une... hem !... requête convenablement rédigée, une requête urgente, une requête délicate à l’effet d’emprunter une légère somme à certains individus. ”
François-René de Chateaubriand,
Mémoires d’outre-tombe
“ Voilà où vous réduit un peu d’indépendance, objet de pitié que vous êtes pour la médiocrité : quant aux grands esprits à l’orgueil affectueux et aux yeux sublimes, oculos sublimes, leur dédain miséricordieux vous pardonne, parce qu’ils savent que vous ne pouvez pas entendre. ”
Henriette Dessaulles,
Lettres de Fadette
“ Qu’elles soient enfermées dans l’enceinte étroite des sciences et des philosophies tout humaines, ou captives de leur égoïsme ou de celui des autres ; qu’elles soient enchaînées par leur timidité ou gardées par des volontés despotiques, comme elles sont à plaindre ! ”
Denesle, Les préjugés du public sur l'honneur… (1765)
“ Seroit-ce , par exemple , le reproche qui feroit fait à un Gentilhom- me, de n'être qu'un Débauché ? De n'ouvrir la bouche que pour mentir ou pour mal parler de gens qu'il ne connoît pas , ou qu'il ne connoît que sur de mauvais rapports ? Seroit-ce de lui reprocher qu'il regarde comme une plaifanrerie de manquer à sa parole ; de faire cent faux fermens pour affurer ce qu'il ne croit pas, ce qu'il sçait être faux , ou ce qu'il n'a pas envie de tenir ? Seroit-ce de lui reprocher qu'il passe tour le temps de sa vie sans aucune occupation honnête ”
Claudine Guérin de Tencin,
Œuvres complètes de mesdames de La Fayette…
“ Ne me demandez point, me dit-il, un éclaircissement inutile et honteux pour l’un et pour l’autre. Non, non, m’écriai-je encore, il faut me dire mon crime, ou me rendre une estime sans laquelle je ne puis vivre ! ”
Friedrich Nietzsche,
Généalogie de la morale
“ De la sorte, mes amis, nous pourrons nous défendre, du moins pendant quelque temps encore, contre les deux plus terribles contagions qui nous menacent particulièrement, — contre le profond dégoût de l’homme ! contre la profonde pitié pour l’homme !... ”
Catherine de Sienne,
Le Dialogue
“ Même à regarder les choses saintes, a les toucher, à les voir, à les sentir, à s’en approcher, l’âme éprouve des troubles dans la sensibilité, comme si tout provoquait, chez elle, des émotions déshonnêtes et corruptrices. ”
Henriette Dessaulles,
Lettres de Fadette
“ Nous n’avons pas le droit de les juger, nous ignorons leurs motifs, leurs raisons et leurs excuses, et en en parlant avec indulgence nous serons toujours du bon côté ; non, mais sachons parler pour critiquer et désapprouver les modes indécentes, les pièces peu convenables, les manières osées, les libertés excessives. ”
Antonin-Dalmace Sertillanges,
Saint Thomas d'Aquin
(1931)
“ Comment penser, et penser sagement, que ce soit en matière de vice ou de vertu, au milieu des troubles de la chair, de ces alternatives de désir, de furie, de déceptions, de regrets, de reprises, qui dévorent les forces de l'âme, et sous le poids de ces chaînes de l'habitude qui entravent nos mouvements ? ”
Friedrich Nietzsche,
Richard Wagner à Bayreuth
“ Aider à l’âme moderne, non à retrouver son innocence, mais à secouer le sentiment de sa culpabilité ! Excuser l’homme à ses propres yeux en l’amenant au silence forcé, à l’impossibilité d’entendre dans son for intérieur ! ”
Constance de Théis,
Vingt-quatre heures d’une femme sensible
“ Pourquoi ces larmes, ces cris, ce désespoir ? de quoi puis-je me plaindre ? ma vie, mon sang, ne bouillonnent-ils pas encore dans mes veines ? tout l’avenir ne s’est-il pas rouvert devant moi ? J’ai été trompée ?... eh bien, n’est-il pas beau d’être trompée ? n’est-ce pas la gloire des âmes pures ? Que me parle-t-on de déshonneur ! S’il fallait paraître devant le tribunal de l’honneur même, je dirais : Je l’aimais ; ce mot suffirait pour ma défense. Que dirais-tu pour la tienne ? ”
Charles-R.-E. de Saint-Maurice, Le Comte d'Antraigues, 1781-1812… (1841)
“ Comment condamner sans pitié un jeune homme qui associait les désordres d'une conduite scandaleuse, l'audace d'une profession de foi qui érigeait le vice en système et presque en vertu, aux sentimens d'une noble générosité, au désintéressement le plus pur, au plus brillant courage? ”
François de Sales,
Introduction à la vie dévote
(1695)
“ Enfin, ces petites tentations de colère, de soupçons, de jalousie, d’envie, d’amitiés folles et vaines, de duplicités, de vanité, d’afféterie, d’artifice, de pensées sensuelles, tout cela, dis-je, fait même l’exercice continuel de ceux qui sont les plus dévots et les plus déterminés à bien vivre. ”
Alphonse Grün, Une heure de solitude : extraits d'une correspondance… (1847)
“ Nous blâmons, nous approuvons, nous prenons parti dans les querelles d'autrui, sans savoir les faits, les caractères, les torts ou les droits : nous prononçons la sentence avant d'avoir instruit la cause. Il y a tant de mystères dans la vie intime ! ”
Ernest Duvergier de Hauranne,
Le Salon de 1872
“ Quelles sont les causes de décadence qui la menacent, ou les signes de régénération qui s’y laissent entrevoir ? Faut-il crier misère et gémir sur notre honte, comme certains hommes du passé qui s’en prennent au temps présent de ce qu’ils n’ont plus les yeux de la jeunesse ? ”
Romain Rolland,
Clerambault
(1920)
“ Les gens de l’arrière le révoltaient par l’étalage de leurs petites préoccupations, de leurs affaires, de leurs plaisirs, des restrictions à leurs plaisirs, de leur égoïsme, de leur ignorance et de leur incompréhension. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Les affinités électives
“ «Nous nous laissons tranquillement reprocher nos défauts, nous supportons même avec patience les châtiments et autres maux qu'ils entraînent; mais on nous indigne, on nous désespère, quand on veut nous contraindre à nous en corriger.» ”
Charles Richet,
Discours prononcés à la Cour de cassation…
(1879)
“ Tel qui, à ses yeux et à ceux des autres, passe pour éclairé, tombe dans cette misère, entraîné dans l'indifférence par des déceptions, des dégoûts, des découragements, des mépris de soi-même, des négligences dans la poursuite du bien. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Philosophe
“ Changez en rigueur cette indulgence du sort : que de toutes parts mon âme ait à subir des pertes, des chagrins, des assauts de tout genre ; que chaque heure m’apporte son sujet de plainte, non, au milieu des plus grandes misères je ne me dirai pas misérable ”
Adolphe Le Goupils, Sainte Monique, modèle et patronne des mères chrétiennes (1877)
“ Quelle folie de nous irriter des reproches qu'on nous adresse pour nos fautes, même dans l'intention perverse de nous blesser! Laissez à ces cœurs mauvais la méchanceté de leur désir et profitez de l'avantage d'être averti de votre défaut, le seul service que vous puissiez désirer, quand vous avez eu le malheur de vous y laisser aller. ”
