Friedrich Nietzsche,
Richard Wagner à Bayreuth
“ Tout y a part à cet épurement et sert à l’exprimer ; non seulement le mythe, mais la musique. Je ne connais pas de musique plus morale que celle de l’Anneau du Nibelung ; là, par exemple, où Brünnhilde est réveillée par Siegfried. Là, Wagner s’élève à une hauteur, à une sainteté de sentiment telles que nous pensons involontairement aux reflets vermeils du soleil couchant sur la neige immaculée des sommets des Alpes, tant la nature qui s’y révèle est pure, solitaire, inaccessible, exempte de passion, inondée d’amour ; les nuées et les orages, le sublime même, sont au-dessous d’elle. ”
